‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 137 sur 247 · Vraisemblablement à la Cour impériale vers · texte numérisé non relu

Vraisemblablement à la Cour impériale vers

4. Le prince Napoléon Bonaparte, qui épousa la fille de Victor-Emmanuel.

malheurs' »; et la pétulante princesse Mathilde, à la fin d'une conversationoùCavour avait brillé, s'écriait : «C'est dommage que vous soyez trop anglais" w. M. de Morny servait de transition naturelle entre la famille Bonaparte et les ministres, dont il n'était point à ce moment, mais « conservant toujours une grande influence », et, après une longue conversation avec lui, Gavour passait à Fould, Magne, Persigny et tutti quanti.

Ces entretiens ne restaient point inaperçus, et ils étaient rapportés à Turin où ils faisaient sensation. M. de Butenval en marquait quelque inquiétude, voire un certain dépit : « L'accueil plein de courtoisie fait récemment par le Prince et par vous, écrivait- il à Drouyn de Lhuys, — au caractère officiel du Président de la Chambre des députés sardes, M. Rattazzi, et à la valeur incontestable de l'ancien ministre des Finances, M. de Cavour, lors de la récente course de ces Messieurs à Paris, a été présenté ici comme le signe de la plus complète adhésion à leur politique, on citait les paroles de sympathie, d'encouragement (\Vi'\\s avaient reçues^. »

Cavour ne se bornait pas aux visites ' officielles ; il avait retrouvé, malgré les chaleurs de l'été, quelques amis de ses précédents séjours, et partout où il se présentait « était l'objet de l'attention de chacun », car on le tenait pour prêt à remplacer M. d'Azeglio, étant « un homme jeune, très actif, très habile, passablement ami de l'intrigue et très ambitieux »; et, à peine sorti, on disait de lui : « Ce gaillard-là a l'air d'un bien fin matois* ». D'ailleurs aimable compagnon, de conversation charmante, et nullement timoré : car en quittant l'Elysée,

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