Supra, t. Il, p
tino : « Je ne crois pas A... (Azeglio) indispensable, je le crois même plus nuisible (ju'ulile^ » ; et à La Marniora, tout ministre de laGuerrequ'il fût : « Tu trouveras naturel que, tantquejene recevrai pas une satisfaction quelconque, je demeure exclusivement étranger au ministère^. » La réunion à Paris — pôle de l'action extérieure du Piémont, — de Gavour et de Rattazzi n'était point pour rassurer lo cabinet, et le ministre de Sardaigiie, CoUegno, rapportait cette parole de M. Drouyn de Lhuys : « Votre gouvernement, quelles que soient les nuances politiques des hommes qui sont appelés à le d iriger . . . ^ » , comme si les ministres étaient appelés prochainement à changer. Des o personnes conciliantes » avaient tenté de « rapprocher Camille » et son ancien Président, qui eût accepté de se réconcilier avec lui, mais « Camille s'y refusait, disant qu'il ne pouvait pas adopter toutes les idées qui dirigeaient le ministère ». 11 était certain que son parti tout entier le suivrait; « le ministère n'était pas sur des roses » \
Les partis extrêmes harcelaient bien autrement le cabinet, et tous deux sur le même point, la question religieuse, mais pas delà même manière. Le journal des cléricaux, VArmonia, avait ouvert une souscription pour déposer un ex voto dans l'église de la Consolata si le pays était préservé de la loi sur le mariage civil; les dons affluaient du parti; le propre frère du ministre de la Guerre, Edouard La Marmora, envoyait une souscription de 1.000 lires « que je débourserai, déclarait-il, sitôt la grâce obtenue », et un des chefs de la droite, Costa de Beauregard, écrivait « qu'une funeste influence précipite vers l'abîme mon noble et malheureux pays » . L'extrême gauche
1. Cavour à Ponza dl San Martino, 15 août 1852. 2 Cavour à La Marmora, 30 août 1852.
3. Correspondance de CoUegno, 13 octobre 1852,Chiala, \, 268.