‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 141 sur 247 · Marquis E. d' Azeglio à son fils, 25 octobre · texte numérisé non relu

Marquis E. d' Azeglio à son fils, 25 octobre

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répliquait par des pétitions demandant la mise sous séquestre, V incameramento , des biens du clergé, et plusieurs conseils provinciaux, de nombreux conseils municipaux y souscrivaient, malgré les protestations du ministre de l'Intérieur observant que ces corps électifs ne pouvaient dépasser les limites de leur compétence administrative ^ Les journaux antimonarchiques renchérissaient, et l'un d'eux, quelquesjours plus tard, énonçait sous forme de catéchisme, les sept plaies de l'Italie, dont la seconde était : w Les Rois )>^. Une crise de l'autorité sévissait dans ce pays habituellement soumis aux « administrations instituées ».

Même dans le monde diplomatique, où règne le langage de la prudente réserve, d'aigres paroles s'échangeaient. Depuis quelque temps, la Légation de France demandait l'expulsion ou l'internement de quelques réfugiés français dont la présence sur la frontière semblait dangereuse au prince-président ; Azeglio résistait pour plusieurs, répondant non sans dignité, que « le gouvernement de la République française est trop juste, il comprend trop lui-môme ses devoirs de l'humanité, pour ne pas apprécier les raisons qui font devoir au gouvernement de Sa Majesté de ne pas étendre cette mesure à ceux à qui elle ne pourrait être appliquée sans injustice^ ». M His de Butenval se piquait de zèle, et, le 12 octobre, il écrivait au'Président du Conseil pour demander, sur un ton d'ultimatum, « que la mesure d'internement fût personnellement et immédiatement appliquée », et priant M. d'Azeglio « de vouloir bien lui donner avis de son exécution ». Le lendemain, le Président retournait la lettre comme « d'un langugc trop

1. Circulaire de M. Pernali, minisire de l'Intérieur, aux Intendants généraux, octobre 1852.

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