Chiala, Letlere, II, p. vi
i. Du centre, qu'il ne faut pas confondre avec délia Marghorila, de l'extrême droite.
déplorable que la Révolution de 1848 » ; mais il faut se garder de toute exagération. « Plusieurs honorables sénateurs ont regardé la corruption croissante des mœurs comme un effet du mariage civil. Les horreurs de la révolution, Téchafaud où est tombée la tête de Louis XVI, nous ont été présentés comme les conséquences du mariage civil. C'est s'abuser beaucoup. L'exemple de la France et de la Belgique prouve combien une législation qui admet le mariage civil peut produire d'heureux résultats... Regardez l'Europe : le progrès religieux est immense, en Angleterre, en Hollande, en Belgique, en France; le seul pays oii il n'y en ait pas, je le dis avec regret, c'est l'Italie. S'il y a eu progrès dans les autres, c'est que dans tous ces pays le catholicisme est plus ou moins séparé du pouvoir civil, et que le principe de la liberté de conscience y est plus ou moins appliqué. » Le ministre ajoute qu'il s'agit ici d'une réforme pour laquelle il n'y avait point à consulter l'autorité ecclésiastique, car elle dépend uniquement du pouvoir civil. La résistance injustifiée d'un parti extrême, ses « machinations coupables ont indigné le pays ; l'irritation est profonde. C'est en votant cette loi que vous calmerez les esprits * » .
Quand chacun eut dit son mot, on passa au vote et le premier article fut rejeté à une voix de majorité (20 décembre). Le Garde des Sceaux demanda la suspension des débats et le lendemain annonça le retrait du projet mais son prochain remplacement par un nouveau texte conservant la séparation entre le mariage civil et le mariage religieux, « principe dont le gouvernement n'entendait pas se départir ». Le bouillant Brofferio ne manqua point d'interpeller à la Chambre sur cette reculade : mais Cavourlui rétorqua en souriant quelo nouveau