‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 155 sur 247 · Marquise d'Azeglio à son fils, 25 octobre · texte numérisé non relu

Marquise d'Azeglio à son fils, 25 octobre

nouveaux sénateurs, — une « fournée », — dont deux anciens Lombards'. Le cabinet prendrait-il l'offensive contre la droite? point Rallazzi, pour l'heure du moins, car l'habile homme se réserva, et, pendant près d'une année, pour employer la pittoresque expression de M""" de Sévigné, pelota en attendant partie. Ce fut le Président lui même qui engagea la bataille.

La session parlementaire tut ouverte le 13 novembre et les premiers débats furent tout aux questions économiques : voies ferrées, port de Gènes, surtout difficultés financières. Entre autres textes, Cavour avait déposé au Sénat un projet, déjà accepté par la Chambre, et développant la Banque nationale en la chargeant du service de la Trésorerie générale du royaume ; il voyait à ce système, dès lors employé en Belgique, une série d'avantages, économie considérable pour les finances publiques, accélération de la circulation des billets, relations étroites de l'Etat et de la Banque qui amèneraient celle-ci î\ prêter plus facilement son concours à l'Etat; enfin, et c'était sa pensée maîtresse, accroissement de l'activité économique du pays. Malgré son attente, l'opposition fut vive au Sénat, non seulement des réactionnaires, adversaires par principe de toute proposition formulée par un tel ministère, mais encore « des gros bonnets de la finance », raconte la marquise d'Azeglio. Malgré un vigoureux discours du Président du (Conseil, le Sénat rejeta le projet par 32 voix contre 28.

Cavour en fut vexé ; dans sa voie de réformes, il rencontrait pour la première fois une résistance dont il percevait aisément l'origine; « la guerre que dans le Sénat on fait i\ Cavour

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