‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 16 sur 247 · Chiala, Lellere ili Cavour, l. F, p · texte numérisé non relu

Chiala, Lellere ili Cavour, l. F, p

'i. Cavour au baron de Sanl'Agabio, avril 1348.

peuples modernes. » Et il s'étendait longuement sur les réformes économiques.

Tout cela était très bien..., mais il ne se fit point de longues illusions sur son sort. « Ma perspective électorale n'est pas brillante, écrivait-il le 24 avril '■ ; à Verceil j'ai laissé toute espérance.., au scrutin préparatoire, j'ai eu le grand honneur de réunir 11 voix sur 122 votants. Il ne me reste d'espoir que dans les Ciglianiens. Mais là j'ai huit rivaux, trois chanoines, trois avocats et deux syndics ; et en outre deux ou trois candidatures inconnues dont celle de Brofferio^ » Et, en effet, au scrutin du 27 avril, il fut battu partout où il s'était présenté .

Pourquoi ? pour les raisons qui l'avaient rendu impopulaire à l'association agraire : ses origines aristocratiques, l'attitude durement réactionnaire de son père, quelques traits de son passé, ses opinions en matière de libre échange, sa rapide fortune, son « modérantisme » politique, son amour du juste milieu, toutes choses qui l'empêchèrent de s'imposer, d'emblée, à l'opinion publique. Déçu sur le moment, son optimisme naturel reprit au galop. « Je m'en retourne à Turin, — écrivait-il au lendemain de la bataille —, un peu capot, mais nullement découragé, je continuerai à travailler dans la presse, pour la bonne cause, jusqu'au moment oii je verrai ne plus pouvoir être utile au pays ^ » Ce qui l'attristait le plus, c'était moins son échec que celui de son journal, de son programme : ce 0 dur sort, mandait-il encore *, seul parmi les journalistes, je me trouve exclu de la Chambre. Le Messager^

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