‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 168 sur 247 · Orsi, L'ilalie moderne, p. 2il · texte numérisé non relu

Orsi, L'ilalie moderne, p. 2il

4. Le duc de Guiche à M. Dnmvn de fJiuvs. H\ i)invi»>r 1K5r>.

La lettre du Souverain Pontife agit fortement sur cette âme troublée.

Cependant la discussion s'engagea au Sénat le 23 avril ; le lendemain, M'''' Callabiana, évoque de Casale, présentait au monarque la proposition approuvée par le Saint-Siège ; comme la loi sur les couvents avait pour origine la nécessité de trouver les 928.000 lires destinées à l'amélioration du sort des prêtres, l'épiscopat acceptait, si le projet était «péremptoirement» retiré, de fournir cette somme, à condition que cette prestation fût tenue pour provisoire et que la répartition en fût opérée par l'autorité ecclésiastique suivant les modalités fixées par le Saint-Siège. Le roi se montra favorable à cette combinaison qui, à son avis, conciliait heureusement les intérêts de l'État avec ceux de la Papauté ; aussi en avisa-t-il son Président du Conseil, le jour môme où celui-ci prononçait au Sénat un grand discours en faveur de la loi \ Cavour espérait encore, non le vote du texte entier, mais d'un amendement déposé par Désambrois, acceptable par le gouvernement, car il maintenait les principes essentiels du projet".

Le 26 avril, AP" Callabiana déposait au Sénat la proposition des évêques : l'impression fut profonde et vive l'émotion ^. Le Président du Conseil déclara aussitôt qu'il « reconnaissait dans cette proposition une nouvelle preuve des sentiments de patriotisme qui animent l'épiscopat du royaume », mais que sur une question de cette gravité il devait discuter avec ses collègues et prendre les ordres du roi. La séance fut suspendue. Cavour convoqua le Conseil pour le soir môme en demandant au Président du Sénat de s'y rendre.

1. Cavour au Sénat, 23 avril 1835. Artom et Blanc, p. 301 et suiv.

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