Cavour à E. d'Azeglio, 10 janvier
2. Cavour à Oldofredi, 11 janvier 1855, lettre où il remercie Oldofredi et Mauri de leurs « paroles de réconfort », supra, p. 303.
".. Supra, p. 266.
4. Lacté d'adhésion fut légèrement remanié, la convention militaire modifiée à plusieurs reprises et jusqu'au dernier momonf.
de donner à l'Empereur des Français et à la Reine de Grande- Bretagne « toutes les preuves d'amitié et de confiance qui sont en son pouvoir » , le mandat confié par son monarque au ministre des Affaires étrangères de Sardaigne : « En conséquence le soussigné. . . déclare que S. M, sarde accède à la susdite convention en celles de ses clauses dont l'objet n'est pas encore rempli et s'engage notamment à se concerter lorsque besoin sera avec S. M. l'Empereur... et S. M. la Reine... pour procéder, conformément à l'article 2, à la conclusion des arrangements de détail... »
Au protocole du 10 janvier, les signatures sont d'une ferme écriture.
Cet acte était l'œuvre de deux hommes, Victor-Emmanuel et Cavour, il est juste de le constater au moment où des douleurs privées allaient « abattre » le roi pendant plusieurs mois. Mais le parti qu'il en tira fut de Cavour seul. Pour obtenir l'accession du Piémont à la ligue des puissances occidentales, il avait lutté pendant huit mois, contre .ses amis plus encore que contre ses adversaires; il avait rallié presque tous les ministres, comme demain il ralliera les trois quarts du Parlement, et désormais le Piémont est attaché à la France, mais la France également liée au Piémont. Ce petit royaume, « seul en Italie libre et indépendant* », se hausse brusquement au rang de grande puissance, et entre dans la politique européenne; par son action nette, franche, sans réserves, il s'est mis en violent contraste avec la politique cauteleuse de l'Autriche, son f'imemie; et ceci est dc'-jà une victoire qui en présage d'autres et plus décisives.