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Cavour A La Marmora, avril

3. « Gran concorso, cmozione fçenerale », note le colonel Cadorna dans son journal. L. Cadorna, // '/enerale Cadorna nel Risori/imento ilaUnno. p. 52.

la Cour de Vienne, Cavour comprenait que pour traiter en égal, il fallait participer aux négociations où l'Autriche, quoique non belligérante, avait une part importante. Dès le 25 janvier 18b5, il écrivait à Yillamarina : « Si vous voyez le général Nugent, tout en lui répétant que le Piémont ne se rapprochera pas d'une ligne de rAutriehe, tant que les biens d'un seul de ses citoyens sera frappé (sic) de séquestre, tâchez de lui faire comprendre que nous ne demandons pas rpieux que de voir se rétablir de bons rapports entre les deux gouvernements \ » M. Drouyn de Lhuys désirait vivement un rapprochement de deux puissances, dont l'une était l'alliée et l'autre paraissait l'amie de la France ; il invita donc ses représentants à Turin et Vienne à s'entremettre discrètement, et, à la fin de janvier, le duc de Guiche s'en entretint avec le Président du Conseil ; celui-ci déclara qu'il n'avait aucun sentiment hostile envers l'Autriche, fit allusion à une mainlevée des séquestres qui pourrait avoir, comme « satisfaction réciproque », des poursuites contre les journaux coupables d'offense envers le gouvernement autrichien, ou même « dans le cas où il serait démontré que la loi sur la presse est inefficace », la modification de cette loi". Et il écrivit le lendemain à son chargé d'affaires à Vienne une lettre fort raisonnée^. Le marquis Cantono s'activa avec beaucoup de finesse à cette œuvre de réconciliation et pendant quelques semaines « les tendances à un rapprochement entre les cours de Vienne et de Turin prirent un caractère de plus en plus marqué* ». Malheureusement l'ambassadeur de France, M. de Bourqueney, qui secon-

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