l'ar le ilùpAl de lu loi sur les conj^régalions
t. Cavoiirau rnarciuis Canlono, 17 mars 1835. — Mayor. Nuore l.etlere.
LA GUEKRE D'ORIENT 323
Nous savons que « la lettre confidentielle de M. de Cavour, communiquée à Vienne parle chargé d'aflaires de Sardaigne, avait produit uno très favorable impression ' » ; on le croira sans peine; prise à la lettre et au sérieux, elle constatait l'abandon par le Piémont de ses grands desseins. Oignez vilain... ; la co?nbinazione offerte par le cabinet autrichien se bornait à autoriser les nouveaux sujets sardes à vendre leurs biens séquestrés en Lombardie, mesure que le quai d'Orsay reconnaissait lui-même « avoir quelque chose de choquant au point de vue des traités entre la Sardaigne et l'Autriche ». Le cabinet de Turin ne pouvait donc qu'enregistrer son échec, et probablement est-ce cela même qu'avait désiré Cavour; car quelques semaines après, le duc de Guiche — devenu duc de Grarnont par la mort de son père — écrivait à son Département. « Le cabinet de Turin paraît avoir complètement renoncé à toute démarche tendant à le rapprocher du gouvernement autrichien. La froideur et la mauvaise volonté qu'il a rencontrées, tout récemment encore, de la part du comte de Buol, l'ont éclairé sur les chances d'un accommodement. Après de véritables avances, la Sardaigne n'a pas même recueilli quelques-unes de ces paroles obligeantes, qui, à défaut de faits, se prodiguent assez volontiers à Vienne ^. » Ainsi Cavour, ses avances repoussées, était en mesure de déclarer qu'il reprenait sa libre conduite dans les affaires italiennes.
Durant ces négociations, une nouvelle conférence s'était
p. :2o5 ; M. Boiléa, Una « Silloge » di Lettere, p. 69, note 1, pense que ces instructions sont de janvier ISoU ; il nous semble qu'elles sont postérieures à celles du i" février, marquant une progression dans l'esprit de conciliation, et quelles sont visées dans la lettre de M. Thouvenel en date du 7 avril 1835. Si cette lettre est de janvier, Cavour en a écrit une autre dans le même esprit en mars.