‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 197 sur 247 · Cavour à La Marmora, 30 juillet, U août · texte numérisé non relu

Cavour à La Marmora, 30 juillet, U août

3. (Général Govone, Mémoires, p. 94-'J5 : C. Roussel. Histoire de la Guerre de Crimée, l. Il, p 347 et suiv. ; L. Cadorna, H générale Cadorna, p. 65.

4. Les Ilaliens eurent 25 tués el200 blessés à la bataille de la Tchornaîa ; ils perdirent pendant la campagne 2 000 hommes de mnludie.

LA GUERRE DORItNT 33!

d'autant plus que profonds avaient été la déception et le découragement. Cavour traduisait exactement le sentiment unanime lorsqu'il écrivait : « Ce glorieux fait d'armes a relevé l'esprit public. Nous en avions grand besoin. » Au Parlement, la nouvelle en fut accueillie aux cris de : « Viva il Re ! Viva Alfonso! » ". De Paris, de Londres, arrivaient de chaleureux télégrammes, louant avec joie la « valeur sarde ». Les défaites de 1848 et 1849 semblaient vengées^ : pour Vannée sarde le jour de gloire était arrivé. D'aucuns, qui demandaient la veille pourquoi le Piémont était allé en Crimée, le comprenaient maintenant.

Il semble que ce succès secondaire, mais brillant, ait désembourbé le « char de TEtat ». Les batailles se succédaient autour de Sébastopol ; si les Sardes n'y prenaient plus une part active, au vif regret de Cavour et de ses amis *, ils participaient à la gloire de l'armée alliée, prise dans son ensemble. Le 10 septembre, Sébastopol était abandonné par les Russes; Cavour répondait aux télégrammes des alliés par de réciproques félicitations, réclamait un Te Dewn dans la cathédrale de Turin et résumait en ces termes heureux le résultat de la campagne sarde : « L'Italie et le Piémont on S suffisamment grandi dans l'opinion européenne; ils se sont réhabilités. Le souvenir de Novare est moralement réparé, et c'est beaucoup ^ »

Le roi de Sardaigne pouvait se rendre auprès de l'empereur des Français.

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