‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 199 sur 247 · Télégramme de Gramont, du 7 septembre · texte numérisé non relu

Télégramme de Gramont, du 7 septembre

France » ^ Mais, à ce moment, Victor-Emmanuel tombait malade d'une fièvre infectieuse, saigné à lancette continue, si bien que pendant quelques jours, il fut & aux portes du tombeau » '. Rien qu'à la pensée de sa mort, a-t-on écrit pittoresquement, « Cavour avait le frisson »^ La vigoureuse constitution du monarque l'emporta sur la maladie. Dès qu'il fut remis, on reprit le projet de voyage.

Pour l'accompagner, onconvintque Massimo d'Azeglio était indiqué, par sa réputation européenne, son allure aristocratique, et « pour prouver à l'Europe que le Piémont n'était pas infecté de la pourriture révolutionnaire » *. Mais la présence d'un ministre était indispensable : Cavour déclinait l'honneur, disant son activité indispensable à Turin, prétendant que sa présence donnerait au voyage un caractère trop politique, parlant de Durando, ministre de la Guerre*, oubliant Gibrario, ministre des AfTaires étrangères : au fond, ce n'étaient là que prétextes pour se faire prier, il savait parfaitement qu'il lui fallait accompagner le roi, et, quand celui-ci le lui demanda, il « céda à ses ordres », sans difficulté ®.

Après avoir procédé à l'ouverture du Parlement, le 12 novembre, par un discours oiî il remerciait la nation de sa sympathie, louait la valeur de ses soldats, et annonçait de nouveaux emprunts, Victor-Emmanuel partit de Turin avec le duc de Gramont le 20 novembre pour Gênes, où il s'embarqua

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