‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 200 sur 247 · Massari, Vila di Vitlorio Emanuele, p · texte numérisé non relu

Massari, Vila di Vitlorio Emanuele, p

4. Cavour 'a Raltazzi, 12 septembre 18j5 : « Je suis ici comme paratonnerre », écrivait M. d'Azeglio à M. Doubet le 25 novembre. Correspondance politique, p. 85.

5. Cavour h Rjittazzi, 12 cl 15 septembre 1855 : « Peut-6tre ferai-je une escapade en France et en Angleterre, mais sans faire partie du cortège royal. »

«. Cavour à Villamarina, 27 octobre; ii La Marmora, 30 octobre 1855.

pour Marseille. Gavour avait projeté d'aller directement à Paris, la réception préparée à Lyon le décida à s'y rendre pour attendre le roi. 11 partit le même jour que celui-ci, mais par le Mont-Genis, en compagnie de Massimo d'Azeglio, et « le voyage, conte-t-il, n'eut rien de notable, sauf le nombre des repas pris par Azeglio et des heures où j'ai dormi » ^

Dans la fierté de « sa maison et de son rang », Victor- Emmanuel n'eût pas admis des honneurs moins grands que ceux laits à la reine d'Angleterre. Un diplomate avisé en avait prévenu le quai d'Orsay'. Le jour même où le roi débarquait à Marseille, 22 novembre, une note au Moniteur univej'sel annonçait qu'il recevrait de la population de Paris l'accueil le plus empressé et le plus chaleureux. « G et auguste souverain, avait déclaré le journal officiel, n'est pas seulement le descendant d'une des plus glorieuses familles régnantes de l'Europe, le chef d'une nation (sic) dont les destinées sont liées, de temps immémorial, à celles de la nation française ; par ses éminentes qualités personnelles, sa loyauté, et son courage éprouvé, par l'empressement avec lequel il a envoyé ses braves troupes combattre à côté des nôtres pour la même cause, le roi Victor-Emmanuel a des titres tout particuliers aux sympathies de la France. » A Marseille, à Lyon, la réception fut fastueuse, avec salves d'artillerie, haies de troupes, harangues et festins. Gavour était dès lors du « cortège royal ». A la gare de Paris, « magnifiquement décorée », S. A. 1. Ms"- le Prince Napoléon et S. E. M. le Maréchal Magnan — ainsi s'expriment les gazettes du temps — attendaient l'hôte royal et ses nobles conseillers. « L'Empereur, suivi des grands officiers de la Couronne et des officiers de sa Maison, a reçu le roi de Sardaigne au pied du grand esca-

i. Cavoiir à Rattazzi, 22 novembre ISob.

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