Cavour à Rattazzi, 27 novembre
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résultat tangible, l'unification des voies ferrées du Piémont et de la Savoie '. C'était peu, comparé à ce qu'attendait Gavour. Le 29 novembre, Victor-Emmanuel et sa suite partaient pour l'Angleterre, et, comme la reine résidait à Windsor, le programme était moins séduisant. « Non è divertente », écrivait Gavour. La semaine du séjour fut suffisamment chargée par les réceptions et banquets dans la splendide salle Saint-Georges du vieux château, une très pittoresque fôte au Guildhall de Londres, avec discours de Victor-Emmanuel ' sur « l'alliance entre les deux peuples les plus puissants de la terre, substituant une féconde amitié à une antique rivalité, qui a permis à la Maison de Savoie de dégainer son épée pour combattre la cause de la justice et de l'indépendance »; des visites au camp d'Aldershot, à l'arsenal de Woolwich, aux docks de Portsmouth. D'ailleurs accueil cordial, « manifestation de sympathie et d'affection du peuple anglais' », entretiens de Gavour « avec les ministres, les chefs des partis, tous très favorables à l'Italie », mais, non plus qu'à Paris, de résultat pratique. « On a à peine parlé de politique, mandait Gavour, puisqu'il n'y avait ici de décision à prendre*. » Il avait en vain serré de près lord Glarendon, qui s'était dérobé ; le chef du cabinet, Palmerston, avait été plus accessible, et, s'expliquant sur la fâcheuse situation des Etats du pape, « parlé de donner les Légations à la Toscane ». Gavour avait repoussé cette suggestion*. Donc, point de bénéfice immédiat.