‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 204 sur 247 · Cavour à Villamarina, 26 dr-ccmbrp 18S · texte numérisé non relu

Cavour à Villamarina, 26 dr-ccmbrp 18S

Gramont. rœu\Te de Cavour, — le ministre des Affaires étrangères, douloureusement frappé par la mort d'un de ses fils, ayant dû remettre le soin de cette rédaction à son Président '. Avec une rare souplesse, elle s'efforce de démontrer que l'abolition du protectorat russe sur les Principautés ne peut profiter qu'à l'Autriche, leur voisine « sur une frontière extrêmement étendue » ; de ces Principautés elle deviendra nécessairement « l'arbitre absolu, la véritable souveraine ». Ayant ainsi augmenté sa puissance matérielle, l'Autriche verra encore accroître immensément son influence politique sur l'Allemagne et sur l'Italie », sur l'Allemagne, car v le prestige qu'elle exerce sur les puissances secondaires de la Confédération germanique deviendra irrésistible », et, en raison de la « politique incertaine, faible et timide du roi de Prusse », la Cour de Vienne dominera dans toute l'Europe centrale ; sur l'Italie, car, en voyant les immenses avantages obtenus par l'Autriche sans coup férir, tandis que les sacrifices du Piémont sont demeurés stériles, les gouvernements et les peuples de la péninsule « considéreront désormais le joug autrichien comme une nécessité fatale à laquelle il faut se résigner. L'influence de la France et de l'Angleterre disparaîtrait de ritalie, l'Autriche seule y dominerait ». Est-ce le résultat normal d'une guerre si glorieuse ? consacrera-t-on une telle injustice? « Si par des considérations de prudence, on ne croyait pas pouvoir demander à l'Autriche des sacrifices territoriaux, tant qu'elle n'annexerait pas les Principautés à l'empire, on doit du moins exiger d'une manière absolue qu'elle cesse d'étendre sa domination au delà des frontières que le traité de Vienne lui a assignées en Italie ; on doit faire en sorte que la rive droite du P6 ne soit plus gouvernée par des

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