Bianchi, Sloria documentata, V, 179 et suiv
4. Costa de Beauregard, d'après une correspondance de Sonnaz, p. 24.
5. Mazzini était arrivé à Milan, où il eut une émouvante entrevue le 30 avril avec les ch(;fs du parti réi)ublicain. Montl, Undramma fra gliesuU dana \aNuova Antoloijia du !•' juin l'J20.
LA GUERRL: de 1848 35
Que faire? Le gouvernement anglais lui conseillait de s'arrêter et de consentir à un armistice, pouvant espérer Parme et Modène pour prix de sa modération '■ ; un légat du pape, M*' Morichini, passait de l'un à l'autre camp pour reconcilier tout le monde, et le bruit d'une « combinazione » prenait tant de force, que le comte Baibo, président du Conseil, accourait de Turin pour menacer son roi de la démission de tout le ministère si l'on traitait avant la victoire. D'autres engageaient Charles- Albert à se tourner vers la France, seule capable par le savoir de ses généraux et la force de ses armées de chasser l'Autrichien de l'Italie : mais la France, c'était la Répubhque, et Tarrivée de ses soldats marquerait l'influence souveraine de la démocratie ; M. Bixio percevait les hésitations du monarque, n'entendait rien brusquer, « renouvelait à M. Pareto (ministre des Affaires étrangères) l'assurance de l'intention bien arrêtée du gouvernement de la République de n'intervenir dans les affaires de la Péninsule que le jour où la cause de l'indépendance serait en péril et le concours de notre armée invoqué" ». Si le gouvernement français réunissait aux pieds des Alpes une armée de 40.000 hommes, 10.000 chevaux % il donnait pour instructions à son représentant à Turin de « rester dans l'observation et l'expectative », et M. de Lamartine ajoutait de sa main sur la minute : « Je vous ai dit de vous borner à m'intormer. La France ne doit ni ne veut parler à Turin* »• La situation intérieure, très tendue, l'obligeait à ce recueillement.
Dans cette seconde quinzaine de mai, un double événement favorisait les armées alhées et leur donnait l'espérance de la