‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 211 sur 247 · Walewski au duc de Gramont, 9 février · texte numérisé non relu

Walewski au duc de Gramont, 9 février

tiuiis au cabiiiet de Londres ; la réponse fut assez embarrassée ; « lord Clarendon n'a pas hésité, écrivait l'ambassadeur irançais, Persigny, à déclarer que le marquis d'Azeglio avait évidemment donné à un entretien particulier un caractère et un développement (|ui n'étaient nullement dans les intentions des ministres de la Reine ^ ». Formule évasive, et qui ne déniait point le désir de voir le Piémont traité dans le Congrès d'égal à égal. Walewski comprenait qu'il ne pourrait résister à ce vœu de ses alliés, surtout à la volonté de l'Empereur, révélée par l'annotation à la dépêche du 5 janvier. Dès le H février, il prépara son évolution, la France « n'ayant pas, écrivait-il à Gramont, à se constituer le gardien de certains principes dont la consécration date surtout d'une époque que je n'ai pas besoin de rappeler ».

Pendant ces négociations, le chevalier d'Azeglio, plénipotentiaire désigné pour le Congrès de la Paix, s'émouvait et s'énervait ; il n'avait accepté sa mission que dans la pensée de voir le représentant du roi de Sardaigne traité de pair avec tous autres, et il apprenait que cette situation lui serait contestée. « Il a cru, mandaitCavourau neveu même du grand homme, que sa position ne serait pas^ssez nette" .» Peut-être aussi les difficultés qu'il avait eues avec Cavour, l'autoritaire pétulance du premier ministre lui faisaient-elles redouter des conflits préjudiciables à la bonne conduite des affaires pendantle Congrès. Bref, le 6 février, il s'excusa, officiellement pour raisons de santé, et avec tant de brusquerie que (Cavour apprit sa démission par- (iraniont, dans une log(> du Théfttre Royal"'.

11 n'y avait pour le pi-emitM- iiiiiiisti'c qu'à se l'ésigner « à

i. Walewski au duc de Gramont, 16 ft-vrinr 1856.

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