Cavour à Villamarina, février
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lassuroient : sûrs de leur Président, ils étaient sûrs de son succès.
11 emportait, signées par le ministre des Affaires étrangères, Cibrario, les instructions qu'il s'était à lui-même données'; un seul point y était traité avec une précision catégorique, le droit des plénipotentiaires sardes de participer à « toutes les discussions et pour toutes les questions dans lesquelles nous avons un intérêt direct ou indirect »; ce droit leur fût-il dénié, « MM. les plénipotentiaires seraient autorisés à se retirer du Congrès et M. de Cavour à quitter Paris après avoir protesté ». Pour le reste, questions commerciales et politiques en Orient, état misérable et anormal de l'Italie, abus des gouvernements de Naples et de Rome, exaction de TAutriche, le soin était laissé à « Monsieur de Cavour d'émettre et de développer ces idées lorsqu'il en reconnaîtra l'opportunité avec cette mesure et cette prudence qui seules peuvent lui assurer quelque succès » . Son génie subtil lui dictait sa conduite; conserver une attitude modeste et réservée dans les questions où il n'était pas intéressé^ acquérir les sympathies de ses collègues, gagner la confiance de l'Empereur, et profiter des circonstances, de cette heure où la fortune frôle de son aile les hommes de forte volonté.
Il arriva à Paris le 16 février, et rendit ses visites officielles, ;> Walewski le lendemain, à l'Empereur le 18". Une bonne nouvelle l'accueillit; la Sardaigne était admise dans le Congrès au même titre que les grandes puissances; M. de Buol,
1. Instructions de M. \o chevalier Cibrario à M. le comte de Cavour et à M. le marquis de Villamarina, niinislres plônipotcnliaires de Sardaigne aux conférences de Paris, 8 février 1856. Kianchi, Storia, VF, 608 et suiv.