‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 216 sur 247 · Cavour à E. d'Azeglio, 26, 28 février · texte numérisé non relu

Cavour à E. d'Azeglio, 26, 28 février

4. Le comte Stackelberg à Cavour, d'après une lettre de celui-ci à Jocteau, 14 mai 1856.

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plénipotentiaires sardes' », et quelques semaines plus tard Dabormida, envoyé en Russie pour le couronnement du tsar, notait « l'enthousiasme » de BrunofT à Tégard de Cavour : « Il s'est montré bon pour la Russie, disait le diplomate, alors qu'avec son esprit et sa facilité de parole il aurait pu faire tort aux plénipotentiaires russes' ». Avec une géniale pénétration, le sarde avait préparé une fructueuse bienveillance. Même confiance avec les Prussiens, lorsqu'ils parurent tardivement au Congrès, avec l'attitude modeste qui sied aux invités de la dernière heure; le baron Manteutlel « témoignait (à Cavour) en toutes les occasions des sentiments d'estime et d'amitié », et le comte Hatzfeldt « parlait de l'identité de la position des deux pays, des causes de plaintes que l'Autriche donne à l'un et à l'autre, sous une forme que l'on peut considérer comme de véritables avances' ». Ici encore, un bon grain d'entente était semé.

Avec les délégués anglais, on alla plus loin... pour la durée du Congrès tout au moins : la Sardaigne avait trouvé l'appui de l'Angleterre dans la giave question de son admission au Congrès sur le pied d'égalité, et le cabinet de Saint-James éprouvait envers la cour de Turin ce sentiment de bienveillance que chacun — homme d'Etat ou M. Perrichon — manifeste h qui il a rendu service. Avant môme son départ de Turin, Cavour comptait s'appuyer sur Clarendon, ministre du Foreign Offict et premier délégué de l'Angleterre ; il le vit dès le lendemain de son arrivée à Paris, très longuement ensuite, cl après une conversation de deux heures, il ('crivait : « Clarendon a été parfait* ». En efTet, une entente complète se noua

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