‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 224 sur 247 · Minghi-tli, Miei Ricordi, l. IW, p 'J · texte numérisé non relu

Minghi-tli, Miei Ricordi, l. IW, p 'J

3. La lelfro, dcjA donnée par Miri^hnlti lui-m^mf, loc. cit.. p. '.H-'j4, a ùid revue sur le texte et publiée avec la date du il fovrier 1856 parBolU'a. Vna « Sillage » di J.ellere.

rance. Quelques amis dévoués le signèrent et recueillirent des signatures, « ce qui on ces temps était fort scabreux » . Enfin Minghetti partit le 4 mars, n'ayant obtenu un passeport qu'en jurant ses grands dieux qu'il se rendait à Liège pour y examiner une machine à vapeur et ne toucherait pas le sol piémontais. Lié par sa promesse, il dut traverser le Gothard par un froid terrible, passa à Liège, y visita son fabricant, y prépara le renvoi de ses lettres en Italie, et fila sur Paris.

Le 10 mars au matin, il était chez Cavour qu'il trouva « irrité plus que confiant » ; le ministre avait échoué dans ses tentatives pour obtenir un agrandissement territorial du Piémont, desquelles il exposa les péripéties au voyageur ; il cherchait à introduire d'une autre manière la question italienne au Congrès, mais ici encore « les difficultés s'amoncelaient », car l'Empereur lui avait fait dire : « Pour le quart d'heure, il me laut ménager l'Autriche », et le monarque n'entendait pas moins ménager le Pape, auquel il voulait éventuellement demander d'être parrain de son fils. Qu'importe ! il fallait « remuer ciel et terre pour obtenir que la Sardaigne se montrât au Congrès la protectrice de la nationalité et de la liberté italiennes. — Il convient de se mettre de suite au travail, continua Cavour, car j'ai promis à Clarendon et à l'Empereur quelque chose d'écrit Cjui pût servir de base à une discussion au Congrès. Il faut faire deux notes distinctes : l'une pour montrer que les réformes promises par le Pape sont demeurées frustratoires ; l'autre pour exposer les projets réalisables dans les Légations ». Minghetti s'y attaqua sur-le-champ et en deux jours termina son travail, à la grande .satisfaction de Cavour : « C'est un homme charmant, disait-il de son collaborateur occasionnel, quel excellent ministre il ferait^ ». 11 ne savait si juste prédire.

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