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Cavour à E. d'Aze^lio, 'J avril ISjti

i. Ces proleslalions ne sont pas an protocole, mais ont 6'lé affirmée;» par Cavour dans son discours du b mai.

puissances, sur les sujets traités, spécialement sur l'évacuation des États pontificaux dès qu'elle pourrait se faire sans inconvénients, et sur l'opportunité qu'auraient des mesures de clémence prises « par les gouvernements de la péninsule autrichienne et surtout par celui des Deux-Siciles ».

Et ce fut tout. Ayant prévu et préparé cette séance depuis de longs mois, multiplié les démarches et les notes, Gavour en avait conçu un tel espoir, qu'il fut amèrement déçu par la minceur de son résultat : quelques phrases dans un protocole. 11 est assez singulier que cet homme si perspicace ne comprit pas sur l'heure l'importance, par elle seule, de la discussion engagée, qui manifestait brusquement et bruyamment l'existence même d'une question italienne. « Le résultat de la séance d'hier est bien loin d'être satisfaisant, écrivit-il le lendemain. Nous n'avons obtenu aucun résultat pratique*. » Désolé, il n'admettait pas que l'incident fût clos, espérait que le débat reprendrait sur la signature du protocole, et, en sortant, demandait à (^larendon une entrevue « pour arrêter avec lui ce qui nous reste à faire ».

L'entretien eut lieu le 1 1 avril : qu'y fut-il dit exactement ? Les deux interlocuteurs en ont donné chacun sa version. Quelques années plus tard, lorsque furent publiées, prématurément, les lettres de Gavour, lord Glarendon déclara n'avoir prononcé que d'anodines paroles d'encouragement, prévoyant tout au plus l'éventualité d'une intervention anglaise en cas d'aggression autrichienne". On alla beaucoup plus loin, selon Gavour qui relata sa conversation avec Glarendon le jour même à E. d'Azeglio, le lendemain à Rattazzi ^, trois jours

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