‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 238 sur 247 · Cavour à E. d'Azeglio, 12 mai · texte numérisé non relu

Cavour à E. d'Azeglio, 12 mai

appel non déguisé aux passions révolutionnaires de toute Tltalie; c'est à la fois une insulte et un cri de guerre . » Faisant allusion au bruit qui rasait terre que les troupes sardes revenant do Crimée feraient une démonstration sur les confins de Parme, il ajoutait : « Un seul soldat sarde passant la frontière et entrant dans le duché, dans les Etats romains, ou dans toute autre partie du territoire italien actuellement occupé par un seul soldat autrichien, serait la guerre immédiate entre l'Autriche et la Sardaigne^ »

Ce n'étaient point là déclarations ab irato, car il les renouvelait sous la même forme violente dans une lettre à son ambassadeur en France^, et dans une circulaire aux légations impériales auprès des cours de Florence, Naples et Modène, où l'on lit : « L'Autriche ne saurait d'aucune façon admettre la mission attribuée par M de Cavour à la cour de Sardaigne d'élever la voix au nom de l'Italie. U y a dans cette presqu'île différents gouvernements complètement indépendants l'un de l'autre et reconnus comme tels par le droit public de l'Europe qui, en revanche, ignore entièrement l'espèce de protectorat auquel le cabinet de Turin semble aspirer à leur égard . » L' « inquahfiable sortie » du Président sarde ne modifierait rien à la politique autrichienne^. Et le ressentiment de Buol était telque le ministre d'Angleterre, sir H. Seymour, l'ayant d'ordre du gouvernement britannique interrogé sur les vues du cabinet devienne à l'égard de l'itahe, reçut celte sèche réponse : « Le gouvernement impérial ayant déjà exposé ses vues sur la question au Congrès de Paris, n'a plus rien à ajouter à des déclarations nullement équivoques*. «Dequoil'hon. Seymour

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