‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 24 sur 247 · Orsi, p. Mi · texte numérisé non relu

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5. Massimo d'Azeglio, sous-chef d'état-major de Durando, y fut grièvement blessé .'«Il genou dr>>it. A Eugène Reiidii. S juin, 30 août 1848.

armée sortant de la ville avec les honneurs de la guerre et le simple engagement de ne point combattre l'Autriche pendant trois mois. C'était un coup rude pour les Italiens, car les régiments autrichiens étaient dégagés à l'est et Venise séparée des armées alliées. On en comprit vivement la gravité en Piémont. « Depuis la malheureuse reddition de Vicence, écrivait l'envoyé de France, on éprouve à Turin un entier abattement, un profond découragement et on rejette hautement sur le roi la faute de cette capitulation'. » L'incapacité stratégique de Charles- Albert était manifeste, une colère montait même dans l'armée contre le chef insuffisant, d'ardents patriotes s'adressaient à leurs amis de France pour demander que la République leur prêtât tout au moins un général apte au commandement devant l'ennemi. En un mois, la situation s'était singulièrement aggravée ; la défaillance de Pie IX et de Ferdinand, la retraite des troupes napolitaines et romaines, l'isolement de Venise , tout contribuait à mettre le fardeau de la guerre sur la seule armée piémontaise, faiblement grossie des contingents lombards, toscans ou parmesans; et Radetzki, libre de ses mouvements, recevant des renforts, fortifiant ses positions, rétablissait, à son avantage, l'équilibre des forces rompu par la révolution de mars.

Dans ce péril, les Italiens du Nord comprirent que l'union devenait plus que jamais indispensable. En Lombardie, Finquiétude et le découragement étaient profonds : le gouvernement provisoire perdait la confiance publique*; il n'avait pu, malgré toute sa vaillance et tous ses efforts % ni recruter une

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