‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 26 sur 247 · Ainsi fut-il fait en 185P. 1«60. 1866 et · texte numérisé non relu

Ainsi fut-il fait en 185P. 1«60. 1866 et

a CAVOUR

Tellement à cette exigence; le ministère sarde était divisé, son chef, Balbo, défavorable à la réunion d'une constituante ; Cavour hésitait, n'osait, malgré les invitations de ses amis, se prononcer de manière catégorique ', trouvant « plus simple, écrivait-il quelques jours après, de maintenir provisoirement notre statut, en l'appliquant aux provinces qui s'uniraient à nous, pour procéder ensuite avec le concours de leurs députés au développement de ce qui y est bon, à la réforme de ce qui doit y être modifié ». Casati, podestat de Milan, brusqua les choses en déclarant que la réunion d'une constituante était la condition 5me qiia non de la fusion. Charles-Albert prit alors sa décision; sur son ordre, le 13 juin, le ministère déposa au Parlement sarde une proposition de loi, inspirée par les Milanais, disant « partie intégrante de l'Etat la Lombardie et les provinces de Padoue, Vicence, Trévise et Rovigo » et organisant leur régime jusqu'à la réunion d'une constituante, « laquelle devra se réunir le plus prompiement possible et pas plus tard que le i""^ novembre prochain ».

La lecture de ce projet causa en Piémont, suivant l'expression de Cavour même, « une vive fermentation et une extraordinaire agitation », car on crut qu'il signifiait le prochain transfert de la capitale à Milan. Alors, dans une série d'articles, Cavour s'efforça de combattre les découragés, de réchauffer les tièdes et, pour employer la splendide expression du comte de Mun, de se constituer « le ministre de la confiance publique » : la réunion d'une assemblée constituante est décidée, elle a ses avantages, il n'y a plus à revenir sur le passé, d'ailleurs il n'est pas possible de transférer le siège du pouvoir exéculil pendant la guerre, il faul réunir TAssem-

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