M. de Rcifacl il M. Lastidc, îJjuillct d
2. Berspzio, Il regno di Vitlorio-Emaiiuele II, t. IV, p. 104 lI siiiv.
Irançaise « qu'à la dernière extrémité* », mais la situation se faisait si grave que cette intervention, quoique crainte, semblait « indispensable ». Or, un nouveau danger surgissait, qui entraverait peut-être l'action de la France, c'était l'attitude de l'Allemagne; à Francfort chez les v patriotes », à Berlin chez les « ultras ». se manifestait une haine égale contre la France", l'ennemi héréditaire, le ravisseur de la marche de rOuest, et contre les Italiens, révoltés contre les frères Autrichiens; la Confédération germanique tout entière faisait sienne la guerre de Lombardie, protestait contre le blocus de Trieste par des navires sardes, « trouvait mille prétextes pour compKquer la situation de l'armée italienne^ ». C'était déjà un etfet de la solidarité allemande qui arrêta Napoléon III en 1859, la forte opposition de deux races, latine et germanique.
Au milieu de juillet, les opérations reprirent avec brutalité.
Radetzki, ayant accru et raffermi son armée, tenta quelques opérations de détail entre Vérone et le lac de Garde, reprenant aux Piémontais du terrain d'ailleurs vaillamment disputé par ses adversaires, et non parfois sans succès. Ce n'étaient là que des coups de sonde, mais Charles-Albert crut l'Autrichien sérieusement occupé, tenu en échec, et voulut en profiter pour avancer son aile droite : désirait-il simplement prendre champ pour mieux entourer Mantoue ? avait-il au contraire l'ambitieux dessein de se porter sur Padoue, de courir à la rescousse de Venise? le tout est qu'il prolongea une ligne déjà trop longue. Radetzki comprit venue l'heure de l'attaque et, lui, ne tergiversa point.