‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 48 sur 247 · A E. de La Ruo, 22 janvier · texte numérisé non relu

A E. de La Ruo, 22 janvier

3. Cavour à V. Maggi, 29 janvier 1S4'J; à Gasleili, s. d. Castelli, H Conte di Cavour, p. 127.

du cabinet, Gioberti, était étonné et inquiet ; son arrivée au pouvoir, le sentiment de sa responsabilité, la trituration des grandes affaires avaient modifié ses idées ; il muait; Cavour le relevait malicieusement, qui écrivait dès le 18 décembre : « 11 a exprimé des idées identiques à celles que professait Pinelli ». Et, son adversaire de la veille, il devint un de ses plus francs et plus vifs défenseurs \

A la rentrée du Parlement, au début de février, cette divergence éclata entre le chef du pouvoir et sa majorité ; lui-même la soulignait en disant au ministre de France : « Cette Chambre est mauvaise, ignorante, se paie de mots, ne comprend pas l'Europe et se laisse mener par des intrigants et des déclamateurs ».

Dès le début de la session parlementaire, il apparut que Gioberti se rapprochait de la politique et des hommes de la droite ; le 2 février, il appelait au ministère de la Guerre le général Alphonse La Marmora, qui appartenait au parti de Cavour ; à une soirée que le Président du Conseil donnait en l'honneur du Parlement, ses ouvertures à ses anciens adversaires avaient été observées avec dépit par les députés de gauche; au Conseil des ministres, le li février 1849, il avait lu une note sur la situation extérieure, fulminant contre la démagogie romaine, contre la démagogie toscane, contre la république partout. « Et voilà le grand homme plus réactionnaire que jamais », écrivait le marquis Costa ", qui était ultra parmi les ultras. Enfin le bruit glissait qu'il offrait des soldats piémontais au pape et au grand-duc Léopold, pour dompter les révolutions de Rome et de Toscane : La Marmora quittait le ministère le 9 février pour une destination (jui aurait dû rester mystérieuse, (jui fut vile connue, Florence.

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