CHAPITRE IV
(mars 1849)
I. Causes et conditions des hostilités. — L'opinion publique. Charles-Albert. La Chambre. Le nouveau ministère. Cavour. Le pays. — Isolement du Piémont en Italie et en Europe.
II. Le désastre. — Les armées en présence : défaut de préparation des Piémontais. — Dénonciation de l'armistice. — Les débuts de la campagne. Avance parallèle des troupes sardes et autrichiennes. Mortara. La bataille devant Novare : la retraite. — Abdication de Charles-Albert. Victor-Emmanuel au quartier autrichien. L'armistice.
III. Les conséquences. — Consternation à Turin. Retour de Victor- Emmanuel. Sa proclamation. Protestation à la Chambre contre l'armistice. — Ministère de Launay.
Fin du mouvement national en Italie. Les nouvelles espérances.
Voulue des uns, redoutée des autres, la reprise des hostilités était en Piémont tenue par tous pour « une nécessité inévitable et inexorable^ ». Depuis le début de la Révolution de 1848, la petite monarchie était victime de sa propre vaillance : seule de toute l'Italie, elle avait une monarchie nationale, une armée, un trésor ; de la péninsule entière, tous les regards et toutes les espérances s'étaient portés vers elle ; avec courage, elle avait entrepris une trop lourde tâche, mal suivie par les autres Etats qui attendaient son triomphe pour l'acclamer libératrice; elle avait payé, de 20.000 hommes et