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Cavour au duc de Dino, 14 mars

2. fl Quand nous reverrons-nous, Charips? — l'eiit-fitrc jamais ». Costa de RpaurcKî'rd, loc. cil., p. 4"J'.». Ln premier livn'flt^ M Costa a otr fortement conteste par Dominico l'errero, Gli ultimi reali di Savoia del Ramo primofjenilo. Replica al Marchese Costa di Deauregard. Turin, 1890.

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de l'Intérieur que « d'après ses rapports, il paraissait que les Autrichiens conccnlraient leurs forces sur l'Adda », et, ne s'attendant point à une forte résistance sur le Tessin, déjà il préparait l'organisation de la Lombardic « à mesure que nous avancerons ' ». Le général Chrzanowski avait massé ses forces devant le Tessin en deux groupes : au pont de Buffalora, le gros de l'armée avec le roi ; au pont de Pavie et aux gués, une seule division commandée par un général de fantaisie, Ramorino, le héros ridicule de l'équipée de 1834, en Savoie'", devenu l'homme indispensable, consacré par les élections parlementaires. Ces positions étaient connues de Radelzici.

Pendant quelques jours, les deux armées restèrent en présence, invisibles, silencieuses, séparées par la largeur d'une rivière. L'armistice expirait le 20 mars à midi. A l'heure précise, les troupes piémontaises de l'armée du Nord, s'avancent vers le pont de Buffalora. Sur la rive gauche du Tessin quelques uhlans étaient aux aguets, que dispersent des coups de fusil ; le roi d'un geste indique qu'il veut le passer le premier ; il traverse, puisses officiers, puis sa garde, puis l'armée. Nul ennemi à l'horizon ; c'est évident, l'ennemi s'est retranché derrière l'Adda ; libre est la route de Milan. Le duc de Gênes, second fils du roi, atteint, avec sa division, Magenta à quelques dix kilomètres de la rivière; mais là des paysans racontent qu'ils ont vu des régiments en uniforme blanc gagner le sud, vers Pavie ; l'inquiétude vient, le roi avec Chrzanowski retourne sur la rive droite pour passer la nuit à Trecate.

Pendant que Charles- Albert traversait le Tessin au nord, Radetzki le passait au sud, mais dans d'autres conditions. Audacieux, sachant que la fortune se donne à qui la force, le vieux soldat avait porté tous ses bataillons disponibles sur

1. Charles-Albert à « son très cher Rattazzi », 16 mars 1849.

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