‹ Cavour et l'unité ItalienneChapitre 77 sur 247 · Massari, Vitinrio-Kvianuele II, \t · texte numérisé non relu

Massari, Vitinrio-Kvianuele II, \t

i. Marquise d'A/.cgliu à son fils, 6 cl 22 avril 184i).

ville de la péninsule ne lui était étrangère, adopté par plusieurs, Milan comme gendre de Manzoni, Bologne et Aneône comme leur splendide défenseur \ Florence comme son enfant chéri ; en 1848, il s'était engagé dès la déclaration de guerre et il avait été si grièvement blessé, qu'un an après la plaie était encore ouverte. « Quand je marche, disait-il, il n'est un pas qui ne me rappelle que je soufîre de l'Autriche. » Il hésita bien des jours à prendre la direction de ce qu'il appelait « une machine détraquée » ' ; un certain nonchaloir lui rendait redoutable toute tâche régulière et suivie ; il eût préféré tenir une situation en marge du ministère, s'occuper des élections, en être le directeur national; on objectait, d'ailleurs, qu'il était à tel point détesté de l'Autriche que sa présence au pouvoir ne pourrait que rendre plus difficiles les négociations de paix. Mais c'était le seul homme capable « de tirer le vaisseau de l'Etat du bourbier où il était tombé » '' ou, plus noblement, de rallier le pays à son panache héroïque. Le 7 mai il acceptait la Présidence du Conseil*.

Dans une lettre à Pralorme, il résumait son programme de politique intérieure dans cette formule : « ni absolutisme, ni démagogie » ^ ; quant à la politique extérieure, faire au mieux, fara meglio. Et de suite le pays sent un chef; les envoyés du Piémont à Paris et Milan reçoivent une impulsion réconfortante, une impression « de vigueur et de fermeté » * ; aux envoyés des puissances étrangères, le Prési-

1. M. d'Azeglio, Degli ultimi casi di Romagna; cf. supra, t. I, p. 245.

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