‹ Ce qu'est germanisme;Chapitre 39 sur 50 · LUXEMBOURG · texte numérisé non relu

LUXEMBOURG

La langue de Luxembouig. — Tentatives d'assimiUtioa germaine. — Influence française. — Le cléricalisme en Ijuxembôntg. -^ Symptômes. — Le libéralisme en Luxembourg. -- Rap^ports de Técole et de l'Église. *— Vxie de la ville et des Mivirons. — Démolition des fortifications.

A Metz, la kûgue officielle du pays est Tallemand, et la ktîigtie <îu ï)éuple, le français. A Luxembourg, c'€iSt le <?ofttmïre. Toutes les affiches sont «n français, mais traduites en allemand pour ie peuple, qui parie ordinaiî^^neïit un dialecte germain. On peut <iire toutefois d^unetnanière générale que les (kux langues sôïit égalmi^t familière à la partie éclairée €e la pcçûlatiioai et qu'dle passe avec feciïité de Tune à ï'atitre.

Ce n*e^ pa^ q» les AUeîftands ai^t rien nég^gé pour as^^Her oe pays, qu'ils mutent e^ première ligne àu ticxftibfô <fe ceux qu'ils considèrent volontiers comme rAfieïïMilpae extérieure. Les chemins de fer sont ai partie 4ans teurs matas. Ils ont raJttadié le Luxembourg à leur fameux ZoBverda, cette union

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douanière qui préluda avant 1870 à l'union militaire et administrative du pays. Ils se sont chargés aussi, si je ne me trompe, du service des postes, et les boites aux lettres de forme germanique portent la suscription : Briefkasten.

Par réaction contre un mouvement qui, poussé à l'excès, mettait le Luxembourg à la merci de l'Allemagne et pourrait quelque jour aboutir à une annexion pure et simple, ce petit pays tourne volontiers les yeux du côté de la France et fait bon accueil à l'influence pacifique de notre civilisation. Nous* avons compté là beaucoup de sympathies pendant la guerre, et certes, elles n'ont pu que s'accroître depuis lors. La liberté du Luxwnbourg ne court aucun danger de notre part. A supposer que nous l'ayons jamais menacé sérieusement, toute velléité de conquête a disparu chez nous. Nous ne pourrions jamais arriver au Luxembourg que sur le corps de l'Allemagne, et cette puissante antagoniste a aujourd'hui sur nous la prépondérance des armes. Si une guerre nous rendait l'avantage, notre victoire, dont Tobjectit dominant serait là délivrance de TAlsace-Lorraine, serait nécessairement associée à une revendication du droit et ne s'accommoderait d'aucune menace à l'indépendance d'aucune pro'râice. Enfin la France, après son amoindrissement, représente néanmoins des principes de libéralisme politique et social qui ont toujours quelque écho dans le cœur même des étrangers.

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