LA CONSTITUTION DU SOL FRANÇAIS
Pour déterminer, en traits bien clairs, les larges apports qui font la constitution principale du'sol français, il suffit donc de quelques mots.
La France se compose de larges arnas de roches éruptives dans l'ossature du Massif Central, de la Bretagne, des Ardennes, des Maures et de la Corse ; sur les pentes de ces massifs et puis sur les hauteurs des Vosges, des Alpes, des Pyrénées, des Causses, ce sont les terrains siluriens et dévoniens, formant les anciens rivages des détroits et des mers intérieures ; les terrains jurassiques, qui sont des dépôts intermédiaires, contournent le flanc des archipels antiques; les terrains crétacés sont, un peu plus bas, sur la ceinture des collines qui environnent les dépressions maritimes, tandis qu'au fond de ces dépressions, devenues les golfes qui forment les bassins de nos grands fleuves, gisent les terrains tertiaires; enfin sur les bords des fleuves eux-mêmes, dans les vallées, et, parfois, aux rives de la mer actuelle,^ affleurent les riches terrains modernes, terrains d'alluvions, terrains de dépôts, prairies, marais, lagunes. J'ai à peine besoin d'ajouter que cet ordre est rarement régulier et que des bouleversements sans nombre, particuliers ou généraux, l'ont troublé presque partout.
Telle est pourtant, en quelques traits, la formation géologique de la France.