‹ Ce que disent les aïeuxChapitre 26 sur 107 · SCEAU DE CHARLES IV LE BEL · texte numérisé non relu

SCEAU DE CHARLES IV LE BEL

lE ROI TIENT d'une MAIN LE SCEPTRE ET DE l'autre LA MAIN DE JUSTICE

Les peuples qui, en se groupant, ont formé la nation française, n'appartiennent nullement à une race homogène; comme dit le proverbe : « il en est qui viennent du nord, il en est qui viennent du midi. » Le territoire où la nation s'est développée offrait, il est vrai, des conditions naturelles favorables à l'unité; mais les hommes qui se rencontraient sur ce territoire, arrivant des quatre points cardinaux, s'ignorant complètement, étaient plutôt hostiles les uns aux autres, puisqu'ils s'étaient bousculés rudement pour se faire place en invasions successives. Leurs origines sont distinctes, leur aspect divers, leurs caractères différents.

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