‹ Ce que disent les aïeuxChapitre 34 sur 107 · LE SOLDAT FRANÇAIS · texte numérisé non relu

LE SOLDAT FRANÇAIS

Le Français n'a jamais liésitc à accomplir le devoir militaire ; comme son aïeul, le Gaulois, il a toujours passé pour un excellent 5oldat qui ne boude pas, comme on dit, sur le service, et qui, au premier coup de tambour, accourt sous les drapeaux. Et il en fut ainsi de tous temps, parce que les générations successives ont compris que, dans la situation où leur pays est placé, gras, riche, fécond et prospère comme il l'est, ses habitants n'ont pas le choix et qu'ils doivent être ou forts ou esclaves.

Vous pouvez faire toutes les phrases et tous les discours que vous voudrez, la loi de l'histoire est telle : une bonne terre attire les envahisseurs comme le rayon de miel attire les guêpes. L'étendue de la planète est limitée; le nombre des bonnes places est restreint ; vous en occupez une, c'est une usurpation. Défendezla, sinon on vous en chassera.

En fait, le tableau de l'histoire de France est une suite ininterrompue de batailles. On ne voit, dans le recul du passé, que des gestes d'hommes, soit bardés de fer, soit vêtus, plus bravement encore, d'un simple uniforme d'étoffe, maniant la framée, la hache d'armes, la lance, la pique, la baïonnette, l'épée.

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