LA VOUTE SUR
Regardez la voûte d'une
de ces cathédrales gothi-
CROISEE D'OGIVE. ^^^^ . ,.^^3 ..g^rez Qu'elle
est divisée en un certain nombre de compartiments, dont les nervures, se croisant et se cou- [)ant par leur intersection, vont se reposer sur es piliers latéraux ; ce sont ces piliers et non les murs qui portent la voûte. De là vient la légèreté du système : c'est la croisée d'ogive, qui, allégeant le poids de la voûte, a permis de l'élever si haut.
Le résultat de cette série d'améliorations dans l'art de bâtir a été que les murs d'une cathédrale, appuyés au dehors sur les contreforts et les arcs-boutants, allégés au dedans par les piliers nerveux qui soutiennent les voûtes, n'ont pas besoin d'être pleins et massifs. Ils sont percés de larges baies en fer de lance et ces
baies sont garnies, à leur tour, de magnifiques verrières ; de telle sorte que rensemble paraît une lanterne historiée, abritant, de sa cloison fragile, la flamme solitaire qui brûle devant l'autel. Cet art est français, parce qu'il est logique, clair et élégant. Il est né aux environs de Paris; il a régné, d'abord, sur l'Ile-de-France, sur la Champagne, la Beauce, la Normandie ; ses plus admirables exemplaires sont des cathédrales françaises, Notre- Dame de Paris, 'ii lit ^\ i nmmmm ' ^-^.
Chartres, Reims, Rouen, Amiens, Laon, Bourges, Strasbourg, sans parler de l'innom- Drable beauté des autres églises françaises.