ET LES GUISES
Le parti catholique était le plus puissant et le plus populaire; il crut avoir raison du parti adverse en s'orgaiiisant et surtout en appelant au trône une famille nouvelle plus sympathique que la dynastie des Valois, la famille des Guise. Celleci s'était rendue populaire par de réels services. Le grand duc de Guise avait défendu Metz-la- Pucelle contre Charles-'^uint et il avait repris Calais sur l'Angleterre (1558). En France, la passion crée vite Tenthousiasme. Quand ce premier duc de Guise fut assassiné par Poltrot, en 1563, le nom de son fils, Henri h Balafré, courut sur toutes les lèvres. La Ligue, appuyée sur l'Espagne, le portait au pouvoir. Il semblait qu'il n'avait qu'à saisir la couronne royale et à enfermer le faible Henri III dans un monastère.
Mais celui-ci était un Valois. Il sut cacher sa haine et attendit l'occasion de surprendre son adversaire. Henri de Guise fut assassiné à Blois et, ainsi, les chances de sa famille et celle de la cause catholique se trouvèrent singulièrement aff"aiblies.
Henri III ne devait pas profiter longtemps de cette sanglante exécution. Paris était occupé par les troupes de la Ligue et par les troupes espagnoles. Peu s'en fallut que Philippe II ne fît couronner alors l'infante, sa fille, en qualité de reine de France.
Mais, cette fois, la mesure était dépassée.