DE NANTES
L'édit de Nantes assurait au protestantisme non seulement la liberté de conscience et la liberté du culte, mais une situation politique et militaire privilégiée. Les protestants restaient orga-
ment le type du prince français. Il eut la hardiesse et l'impétuosité, la pondération et la mesure. Son large sourire, dans sa barbe fleurie, illumine cette magnifique époque de notre histoire.
Qu'on compare la physionomie claire et rayonnante de notre roi Henri à la sombre et triste figure du grand roi espagnol, Philippe IL Celui-ci présida à la décadence de son peuple, l'autre fonda la grandeur de sa dynastie. L'un fut concentré et froid, l'autre fut ouvert et humain ; l'un fut appelé « le grand Roi » et l'autre « le bon Roi ». Le nom de Henri IV fut béni par de nombreuses générations de Français parce qu'il fit tomber les armes des mains et qu'il apaisa les haines; le nom de Philippe II est encore détesté parce que son esprit absolu fit couler le sang pour plier le monde à ses volontés.
LE " CHEVAL Quand Henri IV eut péri
DE BRONZE ". squs le poignard de Ra-
vaillac, sa statue fut élevée à Paris sur le Pont- Neuf. Elle y est encore, voyant passer, aux f)ieds du « cheval de bronze », le flot popuaire.
Sur cette statue, la justice équitable de l'histoire devrait écrire les deux mots résumant les titres du roi Henri à la reconnaissance universelle : Liberté de conscience. Tolérance 1
L'Age Classique