‹ Ce que disent les aïeuxChapitre 8 sur 107 · LE PAYS DE FRANCE · texte numérisé non relu

LE PAYS DE FRANCE

Si vous faites une fouille dans ce sol d'aspect rougeàtre, blanchâtre ou grisâtre qui supporte la plupart de nos villages ou de nos villes et qui fournit, notamment, cette abondante pierre à bâtir à laquelle est due la beauté et la pérennité des édifices français, si, faisant ces fouilles, vous trouvez des écailles, des volutes, des empreintes d'algues ou de mollusques, parfois des squelettes ou des dents de squales ou de poissons, ne vous étonnez pas, reconnaissez simplement que votre maison est élevée ou que votre jardin s'étend sur un de ces terrains que la mer, en se retirant, laissa aux flancs du vieil archipel français.

Elle se retirait lentement ; mais il se produisit, après de longs siècles, un événement qui brusqua les choses : c'est le soulèvement, relativement récent, des Pyrénées et des Alpes. Les massifs sur lesquels reposent ces énormes chaînes de montagnes gisaient, probablement, sous les océans et se trouvaient ainsi réunis l'un à l'autre, comme les fonds d'une même mer baignant l'archipel français, quand une révolution intérieure du globe les fit se dresser comme deux énormes murailles, l'une, celle des Pvrénées, plus à pic,etl'autre, celle des Alpes, oftVant plus de déclivités. Le soulèvement des Alpes, en particulier, projetant ses derniers éboulements jusqu'au voisinage du Plateau Central, eut son contrecoup sur ce massif où les derniers volcans, les Puys, apparurent. Mais, entre le Massif Central etIesAlpes ainsi dressées, une étroite vallée resta à l'état de rigole et ce fut la vallée du Rhône.

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