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CONCLUSION SUR LA RÉVOLUTION

Un état politique nouveau, un état juridique nouveau, l'unité de la nation, son indivisibilité, voilà les vraies raisons de la Révolution. Si tel était son programme, elle a réussi. Est-ce trop d'avoir payé ces résultats au prix de tant et de si affreuses erreurs? L'histoire hésite et hésitera longtemps encore à se prononcer. Est-il donc dans la fatalité humaine que tant de sang soit versé pour que le bien s'accomplisse?

La Révolution française n'en reste pas moins, devant l'histoire, une exaltation magnifique, incomparable, d'un peuple tout entier ayant pour mobile et pour idéal, le droit.

Ce peuple s'est parfois trompé, il s'est heurté à des difficultés imprévues, aux lois de la nature, à la force et aux jalousies de ses adversaires, à ses propres fureurs déchaînées. Il s'est trompé, il a souffert, pis, il a fait souffrir! Malgré tout, au fort de la crise, il est resté grand, brave, désintéressé. Il a versé son cœur sur le monde et, de cette largesse, le monde lui a gardé une gratitude et une gloire qui ne périront pas.

Cette foi élevée, ce labeur gigantesque ont renouvelé, dans les temps modernes, la source de l'héroïsme. La Révolution française est un des plus grands événements qui aient déployé, devant les siècles, toutes les grandeurs et, hélas! toutes les misères de l'humanité.

L'Age Héroïque

et l'Age Lyrique

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