‹ Ce que disent les aïeuxChapitre 90 sur 107 · LA MOISSON · texte numérisé non relu

LA MOISSON

(ReproJudion d'un dessin de Lhermilte)

L'histoire s'en tient, le plus souvent, à exposerleslignesgénéralesdel'existence des peuples; elle ne veut connaître que les faits publics, c'est-à-dire ceux qui intéressent les communautés : nations, villes, corps constitués; elle ignore et elle veut ignorer les incidents de la vie particulière, àmoinsqu'il ne s'agisse de personnages ayant

influé sur la conduite des Etats ou qui ont fait appel à l'opinion. Pourtant, la vie publique n'est que le total des existences individuelles : chaque citoyen, chaque être humain compte, puisqu'il fournit sa part de travail, son apport de dévouement et de sacrifice pour que l'Etat soit.

Un pays comme la France, vanté à juste titre pour sa richesse, son bien-être, sa civilisation, doit cette prospérité et ce renom, non pas tant à la direction de ses chefs qu'au labeur, à la ténacité, à l'ingéniosité des populations qui l'habitent. La richesse de la France vient de l'activité constante de chaque Français dans l'exercice de son métier, de sa profession.

LA COMMUNAUTÉ Tout d'abord, il est entendu DES EFFORTS. qu'un homme digne de ce

nom doit travailler, gagner son pain et celui de sa famille. Rester les bras ballants, tandis que les autres se donnent de la peine, c'est une véritable honte. On rougit à l'idée qu'on voit encore de beaux fils qui, parce que le papa a gagné quelque argent, flânent et font la tête en usurpant ces loisirs — si bien employés ! — sur le travail commun. Il faut, qu'à ce sujet, l'opinion se déclare une fois pour toutes. Un Français doit faire œuvre de ses doigts et de son cerveau. Saint Paul l'a proclamé pour tous les hommes : « Qui ne veut pas travailler, ne doit pas manger. »

Un proverbe français dit :

a II n'y a pas de sot métier, il n'y a que de sottes gens. » Tout travail est honorable. Il est mieux,

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