‹ Ce que disent les livresChapitre 27 sur 38 · CHATEAUBRIAND · texte numérisé non relu

CHATEAUBRIAND

d'après le portrait peint par girodet

[Musée de Saint-Malo)

Photographie Braun et Cie-

lopper les facultés d'imagination d'une nature riche. C'est ce qui arriva pour Chateaubriand.

L'entêtement du comte de Chateaubriand à faire couclier un enfant seul au haut d'une tour pouvait avoir quelque inconvénient; mais il tourna à mon avantage. Cette manière violente de me traiter me laissa le courage d'un honmie sans m'ôter cette sensibilité d'imagination dont on voudrait aujourd'hui priver la jeunesse.

Au lieu de chercher à me convaincre qu'il n'y avait pas de revenants, on me forçait à les braver. Lorsque mon père me disait avec un sourire ironique :

« Monsieur le chevalier aurait-il peur ? » il m'eût fait coucher avec un mort. Lorsque mon excellente mère me disait : « Mon enfant, tout n'arrive que par la permission de Dieu; vous n'avez rien à craindre des mauvais esprits tant que Vs-.us serez bon chrétien, » j'étais mieux rassuré que par tous les arguments de la philosophie.

Courageux et solitaire, que pouvait devenir Chateaubriand ? Selon le tour de son esprit, — à le supposer intelligent, — un penseur ou poète. C'est l'imagination qui

dominait en lui dès son enfance ; il devint un

poète.

.Mon succès fut si complet que les vents de la nuit, dans ma tour déshabitée [remarquez le mot : elle n'était pas inhabitée puisqu'il l'occupait ; mais elle avait été longtemps inoccupée et, par conséquent, ddshabitée], ne servaient que de jouets à mes caprices et d'ailes à mes songes. Mon imagination allumée, se propageant sur tous les objets, ne trouvait nulle part assez de nourriture et aurait dévoré la terre et le ciel.

Ueut une sorte d'expansion, de vif etimpé-

tueux mouvement vers le dehors, vers le vaste monde en raison même de la compression qu'il subissait dans le cercle de sa famille.

Tout devint passion en moi en attendant les passions mêmes. Lorsque, après un dîner silencieux où je n'avais osé ni parler ni manger, je parvenais à m'échapper, mes transports étaient incroyables; je ne pouvais descendre le perron d'une seule traite ; je me serais précipité. J'étais obligé de m'asseoir sur une marche pour laisser se calmer mon agitation; mais aussitôt que j'avais atteint la cour verte et les bois, je me mettais à courir, à sauter, à bondir, à fringuer, à m'éjouir jusqu'à ce q^ue je tombasse épuisé de forces, palpitant, enivré de tolâtreries et de liberté.

Vous avez remarqué ces expressions a m'éjouir, fringuer « qui éveillent dans l'esprit l'idée d'un jeune poulain échappé. 11 chassait, mais surtout pour marcher dans les champs, pour aller loin et pour être accompagné indéfiniment de la solitude. A la vérité, il était chasseur véritable et il lui est arrivé de « demeurer quatre ou cinq heures dans l'eau jusqu'à la ceinture pour attendre les canards sauvages », et trente ans après, a il n'était pas de sang-froid quand un chien tombait en arrêt »; mais surtout ce qui le menait, c'était l'amour de l'espace.

Dans ma première ardeur pour la chasse il entrait un fond d'indépendance : franchir les fossés, arpenter les champs, les marais, les bruyères, vie. trouver avec un fusil dans un lieu désert, ayant puissance et solitude, c'était ma façon d'être naturelle. Dans ma course je pointais si loin que, ne pouvant plus marcher, les gardes étaient obligés de me rapporter sur des branches entrelacées.

Cependant, non sans quelque étonnement de sa part, un phénomène tout naturel se produisit en lui : cette nature dont il subissait le charme, qui l'emplissait, qui le traversait, demanda à être exprimée par lui, s'imposa à lui comme matière de paroles et de chant. Il avait une sœur qui l'accompagnait dans celles de ses promenades qui ne l'éloignaient pas trop du château.

Notre principal désennui consistait à nous promener côte à côte dans le grand mail, au printemps sur un tapis de primevères, en automne sur un lit de teuiiles séchèes, en hiver sur une nappe de neige que brodait la trace des oiseaux, des écureuils et des hermines. Jeunes comme les primevères, tristes comme la feuille séchée, purs comme la neige nouvelle, il y avait harmonie entre nos récréations et nous.

Or un jour que Chateaubriand parlait avec ravissement de la solitude, sa sœur lui dit : « Tu devrais peindre tout cela. » Il « bégaya » des vers, puis il en écrivit. C'est par des vers qu'il commença d'écrire. Cette faculté s'assourdit en lui, et toute sa vie il écrivit en prose. 11 le regrette au moment où il rédige ses mémoires ; mais il est bien vieux maintenant et il n'espère plus que ce don lui revienne.

Cétait le premier appel de l'imagination; le second, mêlé de la voix confuse et indistincte de l'amour, bouleversa l'ado-

lescent devenant jeune homme. Toutes les facultés de son âme s'exaltèrent au plus haut degré. Il devint tout différent, sans cesser d'être ce qu'il avait toujours été au fond. Autrefois, il parlait un peu, il ne parla plus ; il étudiait quelquefois, il n'étudia plus jamais ; son goût pour la solitude redoubla. Il avait a tous les symptômes d'une passion violente»; ses yeux se creusaient, il maigrissait, il ne dormait plus ; il était distrait, triste, ardent et farouche.

Et voici huit épisodes de ce poème de l'adolescence vaguement amoureuse, surtout dévorée du besoin de sentir et de faire comme entrer en elle toutes les âmes de l'univers.

La lande.

Au nord du château s'étendait une lande semée de pierres druidiques ; j'allais masseoir sur une de ces pierres au soleil couchant. La cime dorée du bois, la splendeur de la terre, l'étoile du soir scintillant à travers les nuages de rose me ramenaient à mes songes ; j'aurais voulu jouir de ce spectacle avec l'idéal objet de mes désirs... Le vent du soir qui brisait les réseaux tendus par l'insecte sur la pointe des herbes, l'alouette de bruyère qui se posait sur un caillou me rappelaient à la réalité ; je reprenais le chemin du manoir, le cœur serré, le visage abattu.

Ceci est un coucher du soleil dans un pays de bois où l'on ne voit pas le coucher du soleil. On voit la cime des bois dorée, puis pâlissant peu à peu, les nuages roses des derniers rayons que le soleil leur envoie obliquement ; dans un interstice une étoile qui s'allume et dont la clarté tremble; puis le vent frais du soir s'élève, l'alouette regagne le sol; le soleil est couché, tout à l'heure ce sera la nuit ; il faut quitter le lieu des rêves, le laisser derrière soi dépeuplé et rentrer dans le réel, dépeuplé soi-même. Dans le cœur du poète un soleil aussi vient de s'éteindre.

L'orage.

Les jours d'orage, en été, je montais au haut de la grosse tour de l'ouest. Le roulement du tonnerre sous les combles du château, les torrents de pluie qui tombaient en grondant sur le toit pyramidal des tours, l'éclair qui sillonnait la nue et marquait d'une flamme électrique les girouettes d'airain, excitaient mon enthousiasme; comme Ismen sous les remparts de Jérusalem, j'appelais la foudre, j'espérais qu'elle m'apporterait Armide.

Ceci est le besoin de spectacles violents, comme le goût des exercices violents, nous l'avons vu plus haut. La nature pour Chateaubriand est à son ordinaire trop douce; il la souhaite passionnée comme lui, ardente et farouche comme il l'aime à l'être. Jamais Rousseau n'a peint la nature violente, parce qu'il ne l'aimait pas telle. Chateaubriand 1 aime souvent ainsi. Plus tard il décrira des tempêtes avec une visible complaisance. Plus tard il s'écriera : « Levez-vousdonc, orages désirés... »

La solitude dans les bois.

Je suivais un sentier abandonné, une onde ornée

de se» plantes rivulaires; j'écoutais les bruits qui sortent des lieux intréquentés ; je prêtais loreille à chaque arbre; jecrovais entendre la clarté de la lune chanter dans les bois ; je voulais redire ces plaisirs et les paroles expiraient sur mes lèvres... J'avais établi un siège comme un nid dans un de ces saules ; là, isolé entre le ciel et la terre, je passais des heures avec le-, fauvettes; ma nymphe [la femme dont il rêve] était à mes côtés. J'associais également son image à la beauté de ces nuits de printemps toutes remplies de la fraîcheur de la rosée, des soupirs du rossignol et du murmure des brises.

Ici tout est doux, tout est calme ; soit de nuit, soit de jour, la nature sourit et chante à demi-voix. Elle sourit avec la fraîcheur de sa rosée en perles, avec la nonchalance de ses saules flexibles, avec les plantes languissantes des bords de l'eau ; elle chante avec ces bruits vagues qui sortent, on ne sait d'où, dans les lieux solitaires ; avec ses arbres qui bruissent ; ses rossignols, ses fauvettes, ses brises ; elle chatite avec la clarté de îahiue, car la lune est un chant de

lumière par opposition à la nuit lourde qui dort en l'épaisseur de^ bois et qui semble un profond silence. Toute la nature dans ce tableau est une mère douce qui berce avec des sourires paisibles et des chansons légères son enfant rêveur.

Mais l'enfant rêveur est surtout mélancolique et aime l'expression de la tristesse. Aussi les spectacles qui l'émeuvent le plus et qu'il chante peut-être aussi le mieux sont ceux-ci :

La cloche du matin.

Dans la plupart des villages de Bretagne, c'est ordinairement à la pointe du jour que l'on sonne pour les trépassés. Cette sonnerie se compose de trois notes répétées, un petit air monotone, mélancolique et champêtre. Rien ne convenait mieux à mon âme malade et blessée que d'être rendue aux tribulations de l'existence par la cloche qui en annonçait la fin. Je me représentais le pâtre expiré dans sa cabane inconnue, ensuite déposé dans un cimctièr» non moins ignoré. Qu'était-il venu faire sur la terre ? Moimême que Taisais-je dans ce monde ? Puisqu'entin je devais passer, ne valait-il pas mieux partir à la fraîcheur du matin, arriver de bonne heure que d'achever le voyage sous le poids et pendant la chaleur du jour? Le rouge du désir me monuit au visage ; l'idée

de n'être plut me saisissait le cœur à la fai;on d'une joie subite.

La tristesse du matin est d'ordinaire une tristesse de vieillard; la tristesse, ardente de Chateaubriand jeune étonne. Il est possible qu'il l'ait éprouvée moins vive que trente ans plus tard il ne l'a décrit; mais enfin qu'il l'aitéprouvée. C'est, du reste, la tristesse des neurasthéniques à tous les âges; ajoutez qu'il y a beaucoup d'imagination qui s'excite elle-même dans tout cela. Qiioi qu'il en soit, le morceau est beau et ces trois notes grêles et monotones qui s'élèvent dans le silence de la campagne matinale et qui à la fois rappellent les hommes à la vie et

leur annonce que l'un d'entre eux vient de mourir, sont ce qu'on appelle une ironie des choses, et le mérite de l'auteur est de l'avoir démêlée. Pourquoi, semble-t-il dire, me réveiller pour me dire qu'un autre ne s'éveillera plus? Estce pour me faire entendrf qu'il est inutile de s'éveiller ?

CHATEAU DE COMBOURG (ÉTAT ACTUEL) , ^^ raiSOn,

^ ^ c est munie; et

jour pour jour, autant vaudrait, mieux peut-être, partir au premier qu'au dernier... Et la rêverie continue, douloureuse et âpre, et dont l'âpreté est bien marquée parce mot sec et brusque : « à la façon d'une joie subite ».

L' automne.

Je voyais avec un plaisir indicible le retour de la saison d> s tempêtes, le passage des cygnes et des ramiers. le rassemblement des corneilles dans la prairie de l'étang et leur perchée à l'entrée de la nuit sur les h.iuts chênes du mail. Lorsque le soir élevait une vapeur bleuâtre au carrefour des forêts, que les complaintes ou les lais du vent gémissaient dans les mousses flétries, j'entrais en pleine possession des sympathies de ma nature. Hencontrais-je quelque laboureur au bout d'un guéret, je m'arrêtais pour regarder cet homme germé à l'ombre des épis parm.i lesquels il devait être moissonné et qui retournait la terre de sa tombe avec le soc de a charrue, mêlait ses sueurs brûlantes aux pluies glacées de l'automne; le sillon qu'il creusait était le monument destiné à lui survivre.

[Un lat, mot du moyen âge, n'est pas autre chose qu'une complainte.] L'approche de l'hiver donne naturellement des idées de mort. Ce qui est frappant dans ce morceau, c'est que le travail du laboureur, plus particulièrement.

L'Adolescence d'un Poète

donne à ce jeune homme ces idées. Le travail du laboureur, qui est une oeuvre prévoyant le printemps et 1 été, passant, pour ainsi parler, par-dessus l'hiver, est essentiellement chose d'espérance, de confiance, de foi, d'énergie embrassant l'avenir et, à cause de cela, n'a rien de triste. Songez au Semeur de \'ictor Hugo, dont, du reste, je vous parlerai. A Chateaubriand, jeune pourtant, ce travail inspire des idées lugubres, et c'est sa tombe qu'il croit voir que le laboureur creuse. C'est la différence de Voptimiste au pesshniste, ou, plus simplement, de l'homme triste à l'homme qui a confiance dans la vie et dans la nature . Victor Hugo est essentiellement optimiste.

Le soir en automne.

Le soir, je m'embarquais sur l'étang, conduisant seul mon bateau au milieu des joncs et des larges feuilles flottantes des nénuphars. Là se réunissaient les hirondelles prêtes à quitter nos climats. Je ne perdais pas un seul de leurs gazouillis. Elles se jouaient sur l'eau au tomber du soleil, poursuivaient les insectes, s'élançaient ensemble dans les airs, comme pour éprouver leurs ailes, se rabattaient à la surface du lac, puis se venaient suspendre aux roseaux que leur poids courbait à peine et qu'elles remplissaient de leurs ramages confus. La nuit descendait; les roseaux agitaient leurs champs de quenouilles et de glaives, parmi lesquelles la caravane cniplumée. poules d'eau, sarcelles, niartins-pécheurs, bécassines, se taisait; le bac battait ses bords; les grandes voix de l'automne sortaient des marais et des bois; j'échouais mon bateau au rivage et retournais au château.

Ceci est un paysage où, avec un grand soin, l'auteur a mêlé sans cesse la vie végétale et la vie animale. Joncs et nénuphars, hirondelles ; hirondelles et roseaux ; touHes de roseaux remplies d'hirondelles, si bien qu'on ne sait si le ramage confus vient des hirondelles ou des roseaux; roseaux qui agitent leurs quenouilles pendant que poules d'eau et sarcelles s'endorment et se taisent sous eux, si bien que maintenant ce sont les roseaux qui sont plus vivants que les bêtes. C'est là ce que Bernardin de Saint-Pierre avait appelé les « harmonies de la nature » et Chateaubriand est admirable à les saisir et à les peindre. Remarquez ces deux vers au milieu de la prose :

Les grandes voix de l'automne Sortaient des marais et des bois.

Chateaubriand, selon ce qu'il a à faire sentir, passe avec une parfaite maîtrise de Chateaubriand peintre à Chateaubriand musici n.

La nuit dans les bois en automne.

Bientôt, ne pouvant plus rester dans ma tour, je descendais, à travers les ténèbres, j'ouvrais furtivement la porte du perron, comme un meurtiier, et j'allais errer dans le grand bois. Après avoir marché a l'aventure, agitant mes ma ns, embrassant les vents qui m'échappaient ainsi que l'ombre objet de ma poursuite, je m'appuyais conire le tronc d'un hêtre, je regardais les corbeaux que je faisais envoler d'un arbre pour se poser sui un autre, ou la lune se traînant sui la cime dépouillée de la futaie ; j'aurais voulu habiter ce monde mon qui réfléchissait la

pâleur du sépulcre . Je ne sentais ni le froid, ni l'hvmidité de la nuit; l'haleine glaciale de l'aube ne m'aurait même pas tiré du fond de mes pensées si à cette heure la cloche du village ne s'était fait entendre.

Le besoin de solitude, le besoin de solitude en contact avec la nature, quand elle est sinistre et hostile, voilà ce que marque ce passage tout particulièrement significatif. Le jeune homme s'évade du château parce qu'il est peuplé et parce que dehors il fait froid; il va se faire flageller par le vent ; il va regarder les corbeaux, qu'il réveillera, et la lune ; et non pas la lune des poètes, la lune dont la clarté « chante » sur « la cime indéterminée des forêts», mais la lune des astronomes, la lune qui est un monde mort et qui, dès que l'on sait cela ou dès qu'on y songe, paraît un sépulcre blafard ou un spectre qui se traîne lugubrement dans le ciel. Et c'est ce monde qu'il voudrait habiter pour trouver plus de solitude encore et plus de deuil. Plurima morlis imago, dit le poète latin; ce qu'il y a dans les lignes qui précèdent, c'est « Vimage multipliée de la mort ». L'amour de la mort est le terme dernier du pessimisme.

Réf exions générales sur r automne.

Plus la saison était triste, plus elle était en rapport avec moi; le temps des frimas, en rendant les communications moins faciles, isole les habitants des campagnes; on se sent mieux à l'abri des hommes. Un caractère moral s'attache aux scènes de l'automne ; ces feuilles qui tombent comme nos ans, ces fleurs qui se fanent comme nos heures, ces nuages qui fuient comme nos illusions, cette lumière qui s'affaiblit connue notre intel igence, ce soleil qui se refroidit comme nos amours, ces fleuves qui se glacent comme notre vie ont des rapports secrets avec nos destinées.

Tout le nionde a remarqué cette image de la vie humaine que semble donner la révolution d'une année depuis le printemps jusqu'à l'hiver. Personne, je crois, ne l'a à la fois détaillée très minutieusement et renfermée dans une phrase courte encore et pleine, comme l'a fait ici Chateaubriand. Cela est complet, circonstancié, harmonieux et sans fatigue. Je ferai même remarquer, à l'honneur de Chateaubriand, que cette phrase à effet pourrait, ce me semble, produire plus d'effet encore avec une très légère transposition et que Chateaubriand n'y a pas tenu. Après ce magnifique déroulement des comparaisons fastueuses, ces mots « ont des rapports secrets avec nos destinées » sont grêles et secs comme fin de période. Or il suffisait, pour «plaquer l'accord », d'écrire : « Nous saisissons des rapports secrets entre la nature et nous en regardant CCS feuilles qui tombent comme nos ans, ces fleurs qui se fanent comme nos heures, ces nuages qui fuient comme nos illusions, cette lumière qui s'affaiblit comme notre intelligence, ce soleil qui se refroidit comme nos amours; ces fleuves qui se glacent comme notre vie.» — Chateaubriand n'y a pas tenu. 11 a toutes ces grandes ressources de l'artiste; il ne descend pi«> aux cetites.

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