OUVERTURE DE CORIOLAN, DE BEETHOVEN
l’attendrissement le gagne. Un murmure confus, mêlé de larmes magnanimes, termine cette lutte pathétique, et la musique devient si expressive qu’on entend distinctement dans les notes finales des hautbois et des violons, ces mots : « Je pardonne! Mère, c’est toi qui as vaincu. »
Entendre dans un même concert Beethoven, Hændel, Félicien David!
« C’est si beau de vivre cent vies en une seule! » s’écriait un jour Beethoven dans une heure d’enthousiasme. Ce mot me revient ici.
LES RUINES d’ATUÈNES, DE BEETHOVEN
Les Ruines d'Athènes de Beethoven nous rappellent ceci : Il n’y a pas de frontières pour les grands hommes. Ils suppriment les barrières artificielles; ils dépassent la vie et planent au-dessus des temps.
Les Ruines d’Athènes sont-elles d’un Viennois, d’un Flamand? Est-ce un Autrichien qui a écrit Don Juan ? L’auteur des Huguenots et de Y Africaine est-il Juif.' 1 Et Gluck est-il né sous le ciel atlique?
Ces hommes de génie ont atteint des hauteurs où cessent les divisions géographiques et politiques.
Mais revenons aux Ruines d'Athènes . Justement, je corrige les épreuves du Voyage en Grèce (lb-9); cesl comme un texte de la musique.
Quelle puissance de réalité dans l’intuition du génie! Sans avoir été sur les lieux, à une époque où l’on n’était pas au courant des moindres détails sur les contrées