CHOEUR DE PAULUS, DE MENDELSSOHN
Le Chœur de Paulus , de Mendelssohn, a le don de vous transporter dans les régions de paix :
« Il est vrai, le fardeau est lourd! Ou serait le mérite de vaincre, s’il n’en coûtait tant d’efforts? Ressaisir la sérénité quand on a perdu l’espérance, c’est le plus difficile. Veille sur ton âme. Empêche-la de vieillir. Affirme son éternelle jeunesse. L’habitude de la tristesse imprime des rides à l’esprit et au front. Que la douleur ne laisse pas de traces dans l’esprit ! »
Voilà ce que dit le Chœur de Paulus .
Il est d’un élan religieux admirable. J’appelle religion la vie intérieure de l’àme, ses rapports avec l’Infini.
On se sent enveloppé d’une atmosphère de consolation. Ce chant manque peut-être d’originalité, mais il
est si bienfaisant! Il répond au malheureux qui a vainement cherché un baume et qui l’accepte avec gratitude.
Il y a dans l’accompagnement une phrase, une seule, mais adorable, plus belle que les voix du Chœur; elle roule ses ondes sonores, toujours les mêmes, du commencement jusqu’à la fin, berçant le chant qui se dessine comme un groupe aérien.