‹ Ce que dit la musiqueChapitre 90 sur 103 · Acte II. — Vasco a été condamné à l’éternel cachot · texte numérisé non relu

Acte II. — Vasco a été condamné à l’éternel cachot

Il dort sur un grabat; près de lui veille Sélika, son esclave fidèle.

L’air du Sommeil était le triomphe de cette grande artiste, Gabrielle Krauss. Plainte amoureuse, langueur des climats brûlants, douce pitié, désespoir et jalousie, toutes les fureurs de la passion, mais aussi la tendresse, le dévouement d’une noble créature s’exhalent dans ce chant accompagné de l’éventail de palmier. Sélika évoque jusqu’aux paysages de la terre inconnue où fleurit le mancenilier. Les modulations lointaines du bengali lui font écho.

Mais, voici Nelusko ; il vient pour tuer Yasco de Gama.

VAndante qui précède son entrée en scène est des plus expressifs. Sa lutte intérieure : haine contre le chrétien, jalousie contre le rival, soumission aveugle aux volontés de la reine, éclate dans des motifs absolument opposés de caractère. Après Y Allegro resoluto vient YAndcinte si doux : A toi je rends hommage. Cet air en ré majeur est délicieux. Heureusement il y a deux couplets; on l’entendrait indéfiniment.

Nelusko brandit son poignard, un regard de Sélika le désarme, il est repris de fureur, et cette alternative de férocité et d’adoration crée des harmonies ravissantes. Une perle entre autres que Lassalle met en lumière par son jeu, par sa voix :

Dieu puissants! vous souffrez qu’il soit servi par elle?

Sélika représente-t-elle une créature idéale ou sau-

l’africaine.

vage? Tout dépend de l’interprète; madame Krauss traduisait admirablement celte musique. C’était la passion, ardente, mais très noble, capable du plus grand des sacrifices : l’immolation de soi-mème.

Reine déchue, avec toute l’humilité de la femme aimante, elle se prosterne devant 1 homme supérieui et répond à Yasco réveillé par son cri d alarme i C est ton esclave fidèle ! »

Elle le sauvera plus d’une fois et saura mourir pour assurer sa liberté, son bonheur.

La richesse principale de Y Africaine consiste dans les parties d’ensemble, plus belles peut-être que les solis. La scène finale du second acte, le grand Septuor renferme une série de morceaux superbes : YAndantino en si bémol mineur, Y Allegretto en si bémol majeur, le beau Cantabile en si majeur, les adieux d’Inès.

Vasco retrouvera grâce à elle la liberté, elle s’est sacrifiée : « Sois libre, deviens l’honneur de ton pays! » Ici, les plus pénétrantes harmonies disent le déchirement de tous ces cœurs brisés.

On est tenté de placer ce finale au-dessus de toutes les beautés de l’œuvre.

Acte III. — Le prélude de l’orchestre rappelle encore la romance Adieu, rive du Tage, pendant que la toile se lève et nous montre un décor superbe, le vaisseau. Inès, don Pedro et leur suite sont groupés dans l’entrepont; l’équipage est pittoresquement campé sur le premier pont. Le Chœur des femmes, semble

chanté par la voix des vagues autour du « rapide et léger navire ».

Le Chœur des matelots répond par une mélodie plus ravissante encore : Voyez-vous Vaurore ! Celle musique a vraiment la fraîcheur de l’aurore « qui déjà colore la cime des flots ». En effet, grâce à une mise en scène féerique, la mer s’illumine des feux du jour.

Un troisième Chœur : O grand Saint-Dominique, enliemêle une couleur sombre d’inquisition à ces suaves harmonies.

Ici d’ailleurs on a énormément retranché. Heureusement on a laissé la Prière des matelots.

Voici maintenant le récitatif : Le vent change ! Tournez au nordl La voix de Nelusko retentit comme celle du géant des Tempêtes dont il va chanter la ballade. C’est une des plus curieuses inspirations de Meyerbeer ; 1 accompagnement dans l’orchestre est singulièrement original, surtout ce passage où les violons frappent les cordes du revers de l’archet, ce coup suivi de triolets rend un son étrange.

Cette ballade est le seul point où l’auteur de VAfricaine se rapproche des Lusiades ; Camoëns a consacré de belles pages au terrible Adamastor.

Nelusko, agité comme une panthère captive derrière ses barreaux, glisse à travers les cordages, examine le ciel, annonce la tempête, l’évoque dans cette ballade farouche née sous les tropiques. Il pousse le vaisseau sur les écueils où périt Barthélemy Diaz. Son rire strident à l’approche du péril est un moment troublé par

l’africaine.

l’apparition de Yaseo de Gama qui vient pour sauver Inès et même le rival abhorré « car les enfants d’une même patrie se doivent secourir ».

Don Pedro reste sourd à ses avertissements. Pendant leur dispute, le navire a sombré. Un Ilot de sauvages, d’indiens, l’envahit; cette irruption est accompagnée par les mêmes notes aiguës en mouvement de strette qui signalent au premier acte l’entrée en scène de Selika et de Nelusko.

Acte IV. —Ici se déploient les plus merveilleuses magnificences d’harmonies : chœurs à Brahma, danses d’un rythme religieux ou guerrier, danses de l’épée, des cymbales, des écharpes. Et la même magnificence éblouit les yeux; l’exubérance de la nature indoue, les temples de Vichnou, Siva, Brahma, des cortèges interminables de prêtres, de prêtresses, de guerriers noirs, bronzés, euivrés, d’amazones, de bayadères en costumes éclatants, tout cela n’est qu’un accessoire auprès des admirables inspirations mélodiques, chants religieux, marches guerrières, hymnes pour célébrer le retour de Sélika.

Du fond de celte scène immense jaillit un peuple innombrable. Le pontife à barbe blanche préside les rites sacrés et reçoit le serment de fidélité à la reine. Elle paraît enfin, scintillante de pierreries, portée sur un trône, précédée par son fidèle Nelusko transformé lui aussi en triomphateur, couvert de pourpre et d’or, un vrai Achille sauvage, mais toujours esclave d’un seul

regard de Selika. Il va le prouver tout à l’heure par un sacrifice atroce.

La voix superbe de Lassalle domine toutes les masses chorales dans Y Invocation à Brahma . Tous vont dans le temple rendre des actions de grâce.

La scène est vide ; Vasco, échappé au massacre arrive ; il est seul. Ce grand air du quatrième acte se compose de trois parties, chacune admirable d’éloquence musicale, et très étroitement liées à l’idée scénique. Il arrive, ébloui par les merveilles de la terre inconnue qu’il a pressentie :

Salut, Salut, ô nouveau monde, deux transparents, riche pays!

L’accompagnement de l’orchestre est un titillement de la lumière sous un ciel de feu ; la mélodie éthérée diaphane est digne de « ce beau paradis sorti de l’onde ».

Mais l’extase est interrompue brusquement par la horde noire qui se précipite aux cris : La mort ! la mort! Avant de mourir, Vasco veut léguer à sa patrie le secret de sa découverte, la route nouvelle qui donnera aux Portugais le sceptre des mers. Il supplie ses ennemis :

Conduisez-moi vers ce navire!

Et la musique accentue ces nobles larmes : Pitié pour ma mémoire ,! A toutes ses prières le chœur inflexible répond: Non ! La troisième partie, en sol bémol, est un cantabile très expressif :

Car c’est mourir deux fois que perdre ensemble

La vie et l'immortalité!

l’africaine .

Ils vont l’immoler; Yaseo, dans une phrase très belle s’apprête à mourir en héros, en chrétien. Soudain apparaît Sélika sur les degrés du temple.

Vasco de Gama reste à jamais dans notre souvenir sous les traits de Gayarré, le glorieux chanteur espagnol. Tout le soleil des Espagnes brillait dans sa voix, dans son jeu, dans sa grâce. L’impitoyable mort vient de briser cette vie.

Dans la scène très dramatique entre Sélika, Yasco de Gama et Nelusko, l’intérêt se concentre sur Nelusko. Elle lui impose un cruel sacrifice : sauver son rival. De celte silualion pathétique naissent les plus beaux chants; ce combat entre l’amour et la haine, l’aveugle soumission et la fierté, inspire à Meyerbeer des mélodies touchantes, passionnées, désespérées.

Avec quel jeu plein d’âme, quel art exquis Lassalle fait valoir cette scène! Sélika exige de Nelusko un serment, il doit attester que Yasco est l’époux de la reine. L’indignation, la douleur éclatent dans des accords superbes.

La Cavatine : Lavoir tant adorée ! plainte mélodieuse entremêlée d’éclats de fureur, se termine par l’imprécation : Ecrase-moi, tonnerre!

Enfin le malheureux Nelusko prête serment : Je le jure! et fuit éperdu.

Tant de dévouement dans l’amour représenté par un barbare, en vérité on dirait une épigramme contre la civilisation.

Le morceau d’ensemble : O Brahma ! est une de ces

magnificences comparables aux plus beaux chœurs de la Flûte enchantée.

Voici la scène d’amour entre Sélika et Vasco. On pense naturellement à l’immortel duo de Valentine et de Raoul.

Celte comparaison fait tort à une musique très passionnée, mais très langoureuse. Cette scène délirante est entrecoupée d’un Arioso gracieux et tendre : O ma Sé lika, tu règnes sur mon âme. De quelle façon exquise, chantée par Gayarré!

Le final du quatrième acte est surchargé de richesses; les mélodies succèdent aux mélodies, c’est un entrelacement de fleurs et de draperies musicales légères, transparentes comme les voiles de gaze tendus par les bayadères au-dessus des guirlandes nuptiales. Tout à coup la voix d’Inès, la voix de la conscience, retentit derrière la scène et rappelle Vasco de son égarement : Adieu , rive du Tagel

Il faut avouer que la figure de Vasco de Gama est bien diminuée dans celte scène.

Le librelto attribue une déplorable faiblesse à notre héros dont l’histoire dit : « La nature l’avait doué d’une âme forte, d’une patience à tout épreuve et de cette puissance de caractère qui enchaîne toutes les volontés à la volonté d’un seul homme, grand capitaine, regretté des vainqueurs et des vaincus.

Camoëns s’écrie, dans un de ses chants : » Héros de la Grèce et de Rome, pardonnez ! l’Achille portugais vous a tous surpassés ! »

j/africaine.

Camoëns, qui a presque effacé la figure de Yasco de Gama, à force de l’identifier avecEnée, son modèle classique, a pourtant décrit minutieusement le costume du héros portugais : « 11 porte l’habit espagnol, mais le lin de sa tunique est français. Venise a tissé le salin précieux de son vêtement et le kermès l’a coloré. Les manches sont retroussées avec des boutons d’or pur qui réfléchit l’éclat du soleil ; lor serpente en longues broderies sur son vêtement militaire, des agrafes d’or rapprochent les pans de sa soubreveste. »

Acte V. — Le duo qui commence cet acte exprime, par le rythme aussi clairement que par le chant, les supplications d’Inès et le courroux d’une reine offensée, la lutte entre la jalousie et le pardon magnanime. La noble nature de Sélika triomphe encore. Même dans la réduction, pour piano seul, on entend dislinctement ces mots qui répondent à chaque prière d’Inès : Et pourtant , il Yaimera toujoiü's!

Son sacrifice est accompli, elle rendra à la liberté, au bonheur ceux qui s’aimaient avant elle. Nelusko va les conduire vers ce navire qu’en mer on aperçoit encore !

Après divers motifs (et j’en compte au moins quatre dans ce duo), voici Y Allegretto, vibrant des orages de la passion et de la douleur, et terminé par une inspiration de génie. Meyerbeer, en vrai moraliste reprend une phrase d’amour prononcée par Sélika et Vasco dans leur énervant duo, et, légèrement transformée par le

rythme, il en fait le principal llième dans ce duo entre Sélika et Inès : O longue sou/france!

Au quatrième acte la phrase musicale était en fa dièse; ici elle est en ré bémol; le mouvement en diffère, la mélodie est presque la meme. Elle exprimait le délire du bonheur, et maintenant le sacrifice magnanime.

Le rideau tombe. Le décor va changer. L’orchestre exécute le fameux Prélude qu’on peut comparer, par sa largeur, par sa solennité, à Y Hymne à la joie, dans la Neuvième symphonie de Beethoven. Oui ces seize immortelles mesures à l’unisson, bissées toujours, c’est le chant de la solitude et de l’immensité au delà des mers inconnues.

C’est le vagissement d’un monde naissant qui émerge des (lots, majestueux, isolé, jeune et déjà pénétré de mélancolie. Tout le décor est dans ce Prélude : la mer étincelante, le mancenillier; l’arbre gigantesque aux (leurs pourpres sur le promontoire qui domine la mer.

La grande scène du mancenillier est à elle seule un poème musical. Écoutez l'accompagnement : on entend le Ilot déferler sur le rivage pendant que l’infortunée, les yeux fixés sur la mer immense, adresse ses adieux à la vie. Son chant passe comme un souffle dans les voiles du vaisseau qui va emporter son bien-aimé. Quels accents d’ineffable tendresse, traversés de cris déchirants!

Les fréquents changements de tons, les motifs courts, mouvementés, c’est bien le combat d’une âme partagée entre l’angoisse de la mort et les regrets de la vie.

l’africaine.

A l’ Allegretto en ut succède une invocation toute différente en la bémol, puis le Larghetto cantabilc en ré bémol.

Plus d’hésitation, elle a pris son parti, c’est le pardon.

Elle respire les fleurs empoisonnées dont le parfum, « dans les eieux enlr’ouverts, un instant fait vivre, et puis d’un long sommeil à jamais vous endort. »

Les harpes accompagnent de leurs délicats arpèges les paroles délirantes de la vision, après quoi succède une très belle mélodie en ré majeur dont le rythme prend un caractère agité, désordonné ; il augmente de rapidité. Les passages pizzicato sont exécutés par l’orchestre avec une rare perfection; [mis on entend des chœurs aériens invisibles, écho des cieux de Brahma.

Un coup de canon lointain a retenti, c’est le signal du départ; le fidèle Nelusko accourt plein d’allégresse. Partis! ils sont partis! Mais il aperçoit l’infortunée sur le sol, et déjà inanimée! * O terreur! c’est la mort! »

« — Non c’est le bonheur. » Et elle expire, pendant

que le chœur aérien reprend ses accents célestes ;

Pour elle s’ouvre le séjour Où règne un éternel amour.

Et maintenant faut-il choisir entre les Huguenots et

Y Africaine?

Choisirons-nous entre Y Iliade et YOdyssée? Toutes proportions gardées, l’auteur des Huguenots et de

Y Africaine a créé deux épopées.

Ah! les enchanteurs existent encore sur celte terre où l’on voudrait faire régner rutilitarisme.

Meyerbcer a prodigué à son œuvre les richesses mélodiques avec une telle profusion qu’il a dû épuiser le filon d’or d’une mine vierge au pavs des Incas.

Revenons à Camoëns. Que n’a-t-il laissé à son poème le caractère vivant de Y Africaine, au lieu d’enchâsser dans une mythologie surannée ses vers étincelants comme les pierreries de Golconde ! Sans doute la valeur des Lusiades est dans la grandeur des sentiments, dans le trésor de poésie et de pensées, joyaux brillants incrustés dans chaque vers. L’éclat d’une langue de feu est déjà a elle seule une harmonie musicale dont nos pâles traduction ne peuvent donner l’idée.

L 'Africaine restera associée dans notre esprit aux Lusiades. Le poème musical de Meyerbeer popularise le hardi marin qui, en découvrant la route de l’Inde par l’Océan, arracha aux Vénitiens le sceptre des mers.

Les Lusiades nous révèlent plutôt la grande âme de Camoëns. Sa vie est encore plus intéressante que son œuvre. Comme il aimait son pays! Dans chaque vers éclate son patriotisme. Absent depuis dix-sept ans, il fait dire à Vasco, en montrant la carte du Portugal : C’est mon pays, mon cher pays?

Esta he a ditosa patria minha amada.

Après le désastre de la bataille d’Alcazar-Québir, perdue contre les Maures et qui amena la déchéance du Portugal, Camoëns, sentant sa fin prochaine, s’écrie :

l’africaine.

« Enfin, je vais sorlir de la vie! J’ai tant aimé ma patrie que non seulement je me trouve heureux de mourir dans son sein, mais encore de mourir pour elle. »

Edgar Quinet l’a dit : « On ne sait ce qu’on doit admirer le plus dans Camoëns ou le génie du poète ou le caractère de l’homme. L’inquisition avait brisé la fierté des âmes et c’est au milieu de la terreur universelle que Camoëns osa élever sa voix. »

Naturellement, il reçut le salaire habituel des grands hommes de bien. Vasco de Gama fut payé d’ingratitude après avoir donné à son pays des royaumes au delà des mers. Camoëns subit le cachot. Celui qui dota sa patrie d’œuvres si glorieuses, le créateur de la poésie épique portugaise, fut réduit à la mendicité, et s’il ne mourut pas de faim c’est grâce au dévouement d’un esclave malais, le type de Nelusko.

Camoëns ne dit qu'un mot de ses infortunes :

a .Mon malheur est l’ouvrage des ingrats que je chantais, c’est le prix des vers consacrés à leur gloire. Au lieu du repos que j’attendais, au lieu des lauriers qui devaient ceindre ma tète, je n’ai recueilli que des tourments et les superbes dédains de mes persécuteurs ».

Rappelons les vers qui déchaînèrent sur lui les persécutions des deux prêtres auxquels le Portugal était soumis;, et qui le châtièrent de sa noble audace. S’adressant aux nymphes, dans les Lusiades , Camoëns dit :

« Jamais vous ne m’entendrez célébrer ce conseiller

perfide qui, sous lé manteau de la vertu, séduit l’inexpérience du prince et à ses goûts dissipateurs livre la dépouille du peuple.... Ni ce magistrat sévère à qui Thémis a remis sa balance et qui refuse d y peser les droits du pauvre... »

« Ni ce ministre au cœur de bronze qui, toujours armé de taxes nouvelles, boit la sueur des malheureux ».

L’exemplaire des Lusiades que j’ai sous les yeux est couvert de notes au crayon d’Edgar Quinet, et au bas du passage que je viens de citer il a écrit cette remarque : * Voilà les vers qui ont perdu Camoëns! »

En beaucoup d’autres endroits il relève les inexactitudes de la traduction française. A la fin du chant V il écrit :

« Pas un mot de tout cela dans le texte. »

A la fin du chant VI : « Ce n’est pas là traduire ».

A la fin du chant VII il traduit lui-même en marge les vers suivants :

« Et ne croyez pas, Nymphes, que je donne la renommée à qui préfère son bien propre au bien commun, et à celui du roi.

« Je ne chanterai pas l’ambitieux, ennemi de la loi divine et humaine, qui convoite les grandes charges, seulement pour pouvoir, par de lâches menées, user plus longuement de ses vices. »

Et pour la seconde fois Edgar Quinet répète « : Voilà les vers qui ont perdu Camoëns. Il n'était pas habile!

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