‹ Ce que dit la musiqueChapitre 94 sur 103 · LE FREISCHÜTZ · texte numérisé non relu

LE FREISCHÜTZ

Conservatoire, tous continuent à célébrer le freischütz .

Le seul endroit où il perd au lieu de gagner, c’est l’Opéra. Le sujet est trop démodé; il faut entendre le Freischütz comme musique symphonique.

Rien n’égale la beauté d’un opéra, lorsque la musique et le libretto s’harmonisent pour exprimer dans un langage éloquent les passions, l’héroïsme, les nobles sentiments du cœur humain. Le genre fantastique, la légende ne touchent plus guère. Sur un libretto insignifiant, Weber, comme Meyerbeer pour Robert le Diable, a écrit une partition exquise, mais assez étrangère au sujet (sauf dans certaines scènes caractéristiques de l’enfer, la fonte des balles). Son génie, surabondant d inspirations mélodieuses, les a déversées à fiols dans son œuvre sans s’inquiéter du libretto. Il vaudrait la peine d’adapter une si ravissante musique à un sujet plus digne d’elle.

L’école satanique a fait son temps.

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