POUR LES PAUVRES, S'IL VOUS PLAIT
Madame X... — Non, mais je vous croyais plus jeune que ça...
FoLLEUiL. — Tant mieux!... Venez donc sous le gros palmier, vous ne pouvez pas rester debout comme ça tout le temps...
Madame X... — Un instant seulement, le temps de me reposer un peu...
FoLLEUiL. — Pourquoi ne voulez-vous pas, dites?
Madame X... — Pourquoi je ne veux pas, « quoi».^
FoLLEUiL. — M'aimer un tout petit peu... ce serait si gentil... D'abord, moi, voyez-vous, je suis bien moins désagréable quand je suis en confiance...
Madame X... — Je vous trouve très bien comme vous êtes, je serais désolée de vous voir changer cette première manière...
FoLLEUiL. — Eh bien, permettez-moi de vous aimer, au moins...
Madame X... — Du tout, je ne permets rien... vous êtes compromettant comme tout, d'abord, et puis vous êtes tellement original, vous ne ressemblez à personne.
FoLLEUiL. — Eh bien, mais ce n'est pas un mal, il me semble 1 Vous qui aimez d'ordinaire tout ce qui n'est pas banal... Ainsi, tenez, l'étoffe brodée de la boutique, c'est vous qui l'avez choisie ; vous disiez que ces animaux étaient adorables, je ne