‹ ce que je sais de dieuChapitre 17 sur 31 · LA PROVIDENCE ET LE PROBLEME DU MAL · texte numérisé non relu

LA PROVIDENCE ET LE PROBLEME DU MAL

Les affligés! Que ne leur épargne-t-il la souffrance, ce Dieu bon et miséricordieux qu’invoque la foi! Que n’épargne-t-il au monde le mal physique et le mal moral! Nul argument plus souvent allégué et plus spécieux contre la doctrine de la Providence. Rien n’a fait plus d’incrédules que tant de calamités, de malheurs immérités, qui affligent l’existence des hommes, catastrophes naturelles, épidémies, guerres, etc. : nous ne voulons pas reprendre tout au long un sujet mille fois traité, un problème dont le livre de Job déjà contient le plus émouvant énoncé et d’ailleurs les solutions les plus apaisantes pour l'angoisse de qui pâtit et veut savoir pourquoi. Contentons-nous de noter ce qu’enseigne ici d’essentiel le Judaïsme. Remarquons d’abord ce fait : l’histoire d'Israël est peut-être la plus douloureuse, la plus tragique, la plus décevante qui ait été enregistrée dans les annales humaines, le peuple « élu ». le plus protégé, le plus assuré des bénédictions divines, a Vu se consommer jadis la ruine de son existence nationale, puis il a souffert mille morts, il a été abreuvé d’amertume et de mépris depuis l'exil et la dispersion. Pourtant sa foi en Dieu, au Dieu de justice et d’amour, ne l’a pas abandonné. Avec une pieuse humilité, il a aperçu dans le mal-

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