FIEF
est pour le chrétien. La personnalité divine, c’est l’image de Dieu dans la conscience chrétienne. Dieu est le Père. Non pas celui dont il est question souvent, chez les poètes mystiques de l'Orient, et qui n’est que l’équivalent figuré de l’Un primordial
, et ineffable. Non pas FAbîme des Gnostiques. Le Père de Jésus-Christ : La puissance spirituelle qui fait de nous des hommes nouveaux. La foi en Dieu fonde la foi en l’humanité.
Henri: MonNnter.
pe LS
M. Salomon Reinach, de l’Institut.
Quelle allait être la réponse de l'auteur d'Orpheus? Le savant qui a étudié l'histoire de l'homme depuis L'époque des alluvions et des cavernes, depuis Les temps préhistoriques en Suède ef au Bosphore cimmérien, jusqu à nos jours ; le critique qui a comparé Cultes, mythes et religions, allait1l conclure à l'athéisme ? Lisez.
L'idée de Dieu, au sens philosophique et seul acceptable de ce terme, répond au besoin du divin qui est en nous, c’est-à-dire au rêve tenace de la perfection réalisée, tant dans l’ordre moral que dans l’économie de l’univers.
Chateaubriand a dit que la nature entière proclame Dieu et que l’homme seul l’a nié. Déclamation et sottise. L'idée de Dieu est née dans l’humanité, elle en est inséparable. L’athéisme n’a jamais été et ne peut être que verbal. Même dans la grande religion d'apparence athée qu'est le bouddhisme, l’idée du divin se retrouve partout ; pour avoir changé de nom, elle n’a pas changé d’essence et le besoin qui l’a suggérée est resté le même.
Mais peut-on, de l'existence d’un besoin universel, conclure à la réalité de la conception qui le satisfait ? Cela nous ramène à la preuve de Dieu telle que l'ont admise St Anselme et Descartes :
l’humble moine Gaunilon, du vivant de S. Anselme, a cru en faire justice, avant Kant. De l’autre preuve, celle dite du premier moteur, mieux
Ms.