‹ Ce que nous devons retenir de la Guerre du Traitement des Plaies AccidentellesChapitre 5 sur 15 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les premiers mois de la période de chirurgie de guerre intense, que nous venons de traverser, furent, dans la plupart des cas, entachés de tâtonnements et d’erreurs; les principes admis en haut lieu proclamant le noli me tangere des plaies eurent les plus funestes effets.

Aussi avons-nous vu, Ja gangrène gazeuse, le tétanos, la pourriture d’hôpital, décimer mos blessés; c'était la période septique.

Plus tard la lutte contre l'infection se fit par l'intervention chirurgicale hâtive : débridements larges, exérèses de tous les tissus infectés, l’antisepsie, l’asepsie, la sérothérapie, la vaccinothérapie.

La chirurgie de la plaie de guerre a été essentiellement dominée par les travaux français: nos alliés, nos ennemis

suivirent en tous points le traitement préconisé par nos chirurgiens.

Sitôt la guerre finie, toutes ces motions acquises vontelles tomber dams l’oubli, toutes les vieilles pratiques vontelles être restaurées comme par le passé? Ce serait une erreur très grave,

Nous nous sommes demandé si nous ne pouvions pas faire bénéficier la plaie accidentelle des résultats acquis au cours de ces cinq dermières années.

« Tous les praticiens auront à soigmer des plaies aceidentelles; elles sont loin d’être rares. Les accidents de chasse, les accidents de sport, les accidents de travail, les rixes peuvent occasionner toutes sortes de dégâts dans l’organisme et nous donner une grande variété de lésions. Comme des plaies de guerre, les plaies accidentelles peuvent être comtuises et forcément infectées; elle peuvent présenter, la même anatomie pathologique, la même pathogénie, la même flore mierobrenne.

Les principes reconnus exacts em chirurgie de guerre le sont en dehors d'elle; et si, les grands traumatismes observés aux armées sont exeeptionnels en pratique civile, di n’en reste pas moins vran que les faits acquis gardent leur valeur dans le traitement de tous les traumatismes aceitentels de la pratique courante.

Quoique tout le monde soit à peu près d’aceord, à l'heure qu’il est, 1l y a eu plusieurs traitements de la plaie de guerre. Cette question à fourni matière à nombreuses discu:sions à la Société de chirurgie. Aussi avons-nous cru faire œuvre utile em exposant damis ee modeste travail «ee que nous devons retenir de la guerre, au point de vue du traitement des plaies accidentelles ».

5 SRE

Page 1