ANATOMIE PATHOLOGIQUE PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE
Nous n'aurons en vue que la plaie anfractueuse et pénétrante produite par un conps irrégulier qui est à la fois, coupant, broyant, contondant. Les tissus, par suite de leur plus ou moins grande élasticité, opposeront une résistance plus ou moins grande, les tissus élastiques se distendront au passage du projectile, se rétracterent, reviendront sur eux-mêmes après son passage.
La plaie cutanée ast toujours irréguhère, la peau, à son niveau, est déchirée, contuse, violacée, les débris de vêtements que la guerre nous aura tant appris à redouter, se sont incrustés à son niveau; à la coupe on trouverait une attrition considérable de l’épiderme et du derme, et une infiltration sanguine constante.
Si le corps étranger à eu assez de force pour traverser l'aponévrose, celle-ci, qui est un tissu élastique et rétractile, ne nous présentera qu'un pertuis; dans le musele qui offre moins de résistance les dégâts seront considérables. Quand l’os est touché, nous aurons des esquilles libres ou adhérentes. La notion de contusion est évidente.
Ces tissus ecntus, privés de leurs relations humerales, vont, en dehors de toute infection, se mortifier et l’évolu-
tion de la plaie comportera trois périodes :
MAT AUS 1° Une période de mortification ; 2° Une période d'élimination des escharres ; 3° Une période de réparation.
Quand à -l’étendue de la centusion, c’est l'expérience qui nous l’a montré; sur des blessés relevés tardivement, on a pu saisir sur le vif, toute l'étendue des lésions de contusion en débridant le trajet. Dans ces cas, la nature a séparé le mort du vif et nous à montré l'étendue précise de la zone mortifée. ;
L'expérience de la guerre nous aura appris à reconmaiice ‘immédiatement, le trajet débridé, l'étendue des lésions destructives.
L'aspect de ce tissu cellulaire, grisätre et sans vie, de ces muscles rouges, mais sans circulation, donnant d’emblée l’impression de viande d’étalage et mon de mustres vivants, est assez net pour qu’on ne le méconnaisse plus, quand on l’a quelquefois observé.
Si nous examinons mieroscopiquement le tissu museulaire contus, nous remarquons qu’il ne tarde pas à perdre sa striation transversale et à présenter des phénomènes de vacuolisatron. ;
Ces faits sont tout à fait analogues à ceux que nous constatons dans la digestion expérimentale des albumines.
Ces phénomènes peuvent se passer en dehons de toute infection: ce sont les phénomènes d’autolyse.
Les tissus mortifiés jouent le rôle de corps étrangers qui ont une origine vivante, ils sont le siège d'une autolyse aseptique, dont les produits extrêmement toxiques, capables d'élever la température, et de constituer une source d'intoxication brutale, analogue aux accidents du choc peptoné expérimental.