II. — La DÉFENSE DE L'ORGANISME
Nous venons de voir que l’organisme doit se défendre contre différentes agressions: l'infection, l’intoxication les corps étrangers. Nous allons rapidement envisager les différents moyens de défense: |
1° L’exsudation de la lymphe. — Les plaies, à peine produites, sont le siège d’une hémorragie assez abondante. Wrigth a montré que c'était un travail de défense. Cette exsudation peut agir sur les microbes de deux fàçons : Fa 1° Action mécanique; 2° Action biochimique.
2° L’afflux leucocytaire et la phagocytose.
3° Les antiferments. — Pour combattre les ferments d'origine microbienne et tissulaire, Delbet et Fiessinger, admettent que les leucocytes peuvent sécréter des antifer-
ments qui jouent un rôle antitoxique.
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4° Phénomènes d'immunilé générale, anti-corps. __ Dans Ja plaie de guerre il n'y a pas une immunité générale, jamais on n’a décelé une sensibilisatrice à l’égard des anaérobies de la plaie infectée.
11 n’en est pas de même de l’immunité locale. La clinique nous fournit la preuve de son existence: voici une plaie qui suppure normalement, l’état général est bon, qu'on vienne à pratiquer une intervention quelconque, aussitôt des phénomènes infectieux graves peuvent éclater. Comment expliquer ces phénomènes, si on n’admet pas que, dans la plaie suppurante, l'infection était enclose: entr’elle et l’organisme se dresse la réaction de la défense cellulaire.
5° Réactions générales. — Le pouls, la température peuvent nous indiquer la résistance de l'organisme; l'azotémie et l'azoturie des urines peuvent être fonction de la protéolyse complexe qui se passe au niveau des plates.
LIT. — HvozuTION CLINIQUE DES PLAIES
Il est bien rare que l’organisme, s’il n’est pas aidé par nos moyens thérapeutiques, soit victorieux. Les microbes introduits dans une plaie contuse anfractueuse et bridée trouvent trop de circonstances favorables pour ne pas s’y développer avec rapidité. Quoi de plus favorable à la pullulation microbienne que ces tissus exsangues, quelquefois situés dans des vases @os? On peut dire qu'une plaie contuse abandonnée à elle«même, évoluera normalement, soit vers les processus gangréneux locaux, soit vers les scepticémies mortelles.
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LES INDICATIONS THERAPEUTIQUES
Les indications thérapeutiques dériveront de l’analyse clinique, elles seront intimement liées aux lésions anatomiques, à da physiologie pathologique.
Il est de toutes évidence qu'il faut lutter contre l’infection et l’intoxication de l'organisme; une intervention chirurgicale soignée, l'antisepsie, l’asepsie, les méthodes immunisantes (la sérothérapie, la vaccinothérapie) rempliront, dans la plupart des cas, toutes les indications thérapeutiques.
Toutefois notre acte médiateur me doit pas dédaigner le shock, l’anémie grave post-hémorragique; ces états, graves par eux-mêmes, favorisent en outre l'infection, et doivent, quand ïls existent, être traités les premiers.
En résumé :
1° Une thérapeutique locale: intervention chirurgicale, asepsie, antisepsie ;
2° Une thérapeutique générale: sérothérapie, vaceinothérapie, traitement du shock, de l’anémie.